Politique belge Ce décès est annoncé par Olivier Chastel, président du MR, via son compte twitter.

Ancien ministre et ancien président de la Chambre des représentants, Jean Defraigne fut également député européen de 1989 à 1994.

Agé de 86 ans, l'homme politique belge était le père de Christine Defraigne, membre du MR et présidente du Sénat depuis 2014.


Le premier ministre Charles Michel a indiqué par voie de communiqué : "Le pays perd un homme politique très engagé. Il s’est attaché avec beaucoup de vigueur à ce que la majorité civile soit fixée à 18 ans. La loi sera votée quelques mois après qu’il quitte la politique nationale pour défendre les mêmes valeurs de liberté et d’émancipation au Parlement européen".

Il ajoute: "J’ai une pensée très émue pour sa famille, pour sa fille Christine mais aussi pour tous ses amis libéraux », déclare Charles Michel. « Au nom du Gouvernement, j’adresse mes condoléances à toute sa famille et ses amis".


Portrait express

A l’aube des années 50 du siècle dernier. Un jeune militant social-chrétien, président de la section de Boirs, claque la porte du PSC auquel il reproche d’avoir laissé tomber Léopold III pour dénouer la question royale. Il s’appelle Jean Defraigne. Après une longue carrière liégeoise et nationale, c’est avec un tout autre profil qu’on le connaît : libéral, wallon et même rattachiste si la Belgique devait s’évaporer.

C’est en 1988 que l’ancien député, sénateur, ministre, président de la Chambre a renoncé à siéger au Conseil communal de Liège où il était entré en 1964. Permettant ainsi à sa fille de prendre son envol, celui qui fut aussi échevin de 1971 à 1973 (en charge du Tourisme, des Classes moyennes et du Contentieux) décrocha son dernier mandat au Parlement européen, de 1989 à 1994.

Juriste de formation et de profession, Jean Defraigne a vu sa carrière se déplacer rapidement vers Bruxelles, son parti l’appelant aux fonctions de secrétaire d’Etat à l’Economie régionale wallonne (1973-1974) puis de ministre des Travaux publics (1974-1976). " J’avais dit à ma femme professeur de français que si je devenais ministre de l’Education, je pourrais enfin lui donner des ordres, ne serait-ce que par circulaires ". Mais quand Madame apprit que ce seraient les Travaux publics " Elle m’a dit : on choisit bien les compétences ! Tu n’es même pas capable de fixer un clou au mur ".