Politique belge

Le parlement flamand recourra moins à l'avion pour ses missions à l'étranger à partir de la prochaine législature. Le train aura la priorité sur les vols lorsque la destination se trouve dans un rayon de 500 kilomètres ou peut être rejointe en maximum six heures. 

Le parlement flamand organise chaque année vingt à trente voyages à l'étranger (visites de travail de commissions, participation à des conférences à l'étranger, ...). Jusqu'à présent, le choix du moyen de déplacement était surtout dicté par des considérations pratiques tels que le coût du déplacement et sa durée. Le critère durabilité n'intervenait pas explicitement. Mais la discussion a commencé lorsqu'une commission a voulu se rendre à Bordeaux en avion pour une étude, justement, sur la mobilité durable.

La décision unanime du bureau élargi de l'assemblée flamande de ne plus prendre l'avion pour des déplacements relativement courts s'appuie sur le dispositif adopté par la deuxième chambre des Pays-Bas.

Elle est assortie d'une mesure de compensation des émissions C02 du déplacement.

Le chef du groupe sp.a (opposition) Joris Vandenbroucke compte réintroduire, après l'avoir retravaillée, une proposition comparable, qu'il avait déposée pour l'ensemble des autorités flamandes, dans l'espoir que cette fois, la majorité le suivra sur cette voie.