Politique belge Le président de la Ligue des Droits de l'Homme Alexis Deswaef s'est exprimé sur Twitter ce samedi en réaction aux propos tenus par Charles Michel sur les migrants, dans une interview accordée au journal Le Soir.

"Mon message est le suivant comme Premier ministre. À ces migrants, je dis : demandez l’asile! Rentrez dans le cadre de l’État de droit", avait déclaré Charles Michel.

"Si nous voulons une politique d'asile équilibrée entre fermeté et humanité, il faut qu'il y ait une effectivité pour ce qui concerne l'ordre de quitter le territoire", justifie le Premier ministre, pour qui il n'est pas question d'abandonner le projet de loi sur les visites domiciliaires. Procédure "envisagée quand toutes les autres démarches ont échoué", précise-t-il.

Les propos du chef du gouvernement n'ont pas tardé à faire réagir Alexis Deswaef, président de la Ligue des Droits de l'Homme, qui s'est exprimé via son compte Twitter personnel : "Mon message aux migrants : demandez l’asile. Comme ça, on vous renvoie tous en Italie. Il n’y comprend vraiment rien ou il fait semblant?"


Dans ses tweets, Alexis Deswaef fait référence au règlement de Dublin, selon lequel chaque migrant doit demander l'asile uniquement dans le premier pays de l'Union européenne où il est arrivé, bien souvent l'Italie ou la Grèce.

Sur ce point, Charles Michel explique dans son interview au quotidien qu'il est favorable à une réforme : "Nous avons formulé un ultimatum à l’endroit des pays de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie, ndlr) qui refusent la solidarité et d’accueillir les migrants. En substance : en l’absence d’un consensus, on utilisera les majorités qualifiées à la fin du premier semestre pour décider sans eux."

Le Premier ministre a également exprimé son profond respect aux familles qui hébergent des migrants : "Il y a peut-être même une forme de fierté à constater que des citoyens, nombreux, ont ce réflexe de générosité. Quand j'entends que quelqu'un qui est membre de mon parti, gouverneur actuellement (Hervé Jamar, ndlr), passe du temps à jouer à des jeux de société avec des migrants, je suis fier, oui, fier de cette lumière, de cette chaleur.