Les 5 brûlots de la rentrée de Di Rupo

Christian Carpentier Publié le - Mis à jour le

Politique belge

Alors, bien profité de vos congés ? Bon, tant mieux. Car de gros dossiers vous attendent, à la rentrée qui se profile. Vous et plus encore l’équipe Di Rupo qui risque d’en subir les conséquences de plein fouet, bien entendu. Petit inventaire de ce que vous allez devoir surveiller de près…

1. Les élections. Le 14 octobre, vous voterez comme tous les six ans pour les communales et les provinciales. Et en termes de conséquences pour le gouvernement, leur principal enjeu demeure, encore et toujours, les scores de la N-VA. On sait qu’elle brigue plusieurs maïorats, dont Anvers ou Gand. Et que le CD&V, mais aussi l’Open VLD, tanguent dans leurs bastions.

Un nouveau raz-de-marée nationaliste les fragiliserait un peu plus encore, démontrant l’échec de leurs acquis en matière de réforme de l’Etat. Ce qui mettrait de facto un sérieux coup de chaud sur la rue de la Loi, qui risquerait de ne pas y survivre…

2. Le budget 2013. L’équipe Di Rupo va aussi devoir préparer le budget 2013. On évoque au moins 3 milliards d’euros de mesures à prendre. Et encore : c’est compter sans la récession qui menace, ou les incertitudes pesant sur l’avenir des centrales nucléaires, avec à la clé une possible envolée des prix et une baisse de la rente pour l’Etat.

Bref, l’exercice s’annonce de nouveau très délicat, pour une équipe qui a déjà raclé deux fois les fonds de tiroirs. Raison pour laquelle le Montois aimerait ne s’y attaquer qu’après le 14 octobre, ce qui ne plaît guère à l’Europe…

3. L’accord interprofessionnel. Comme tous les deux ans, patrons et syndicats vont devoir tenter de s’entendre, notamment, sur le fameux pourcentage maximal autorisé pour l’augmentation des salaires en 2013 et 2014. Mais le gouvernement leur a aussi renvoyé l’essentiel des mesures destinées à relancer l’économie du pays. Cela s’annonce donc plus corsé que jamais, ce qui n’est pas peu dire. Et en cas d’échec, ce sera à l’équipe Di Rupo à s’entendre...

4. La Justice. La ministre Turtelboom s’est engagée dimanche à durcir une série de choses, notamment pour les crimes les plus lourds. Mais ses partenaires lui en donneront-ils les moyens budgétaires ? C’est loin d’être acquis…

5. La présidence du FDF. Olivier Maingain n’a toujours pas dit s’il serait ou pas candidat à sa propre succession, au poste qu’il occupe depuis 17 ans. Officiellement, la question ne sera tranchée qu’après les élections communales. Mais en coulisses, cela grenouille pour tenter de le pousser vers la sortie. Deux ténors – Didier Gosuin et Bernard Clerfayt – se sont déjà prononcés en ce sens.

Deux raisons à cela : un rajeunissement des cadres, mais surtout un changement de cap. Réforme de l’Etat et scission de BHV aidant, l’existence médiatique du parti risque de se raréfier, à court et moyen terme. Certains voudraient donc développer davantage son programme socio-économique. En cas de succès, cela pourrait grignoter des parts de marché au MR et au CDH, ce qui les fragiliserait au fédéral…

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