Politique belge

La volonté de Benoît Lutgen (CDH) de briser ses majorités avec le PS a engendré une crise politique inédite. "La Libre" tente d’en tirer les leçons à la suite de la formation d’un nouveau gouvernement wallon.


La semaine dorée du Premier ministre Charles Michel

Charles Michel (MR) n’aurait pu rêver départ en vacances plus doux. Jugez plutôt. Au fédéral, le Premier ministre est parvenu à arracher un accord sur le budget et sur une nouvelle salve de réformes socio-économiques. Parmi elles, deux symboles : la baisse de l’impôt des sociétés (Isoc) et un début de taxation sur le capital via un prélèvement sur les comptes-titres. Il reste beaucoup d’interrogations concernant l’implémentation de ces mesures, surtout sur le financement de la diminution de l’Isoc. Mais l’accord politique est acquis. C’est l’essentiel, alors qu’à Pâques, l’équation paraissait encore insoluble entre les partenaires flamands, N-VA et Open VLD d’un côté, CD&V de l’autre.

Autorité encore renforcée

Et puis, il y a la Wallonie. Là, c’est le président du MR, Olivier Chastel, qui est monté au front, mais avec Charles Michel en appui. En débranchant la prise des gouvernements régionaux, le 19 juin dernier, le président du CDH, Benoît Lutgen, a offert sur un plateau d’argent une participation gouvernementale aux libéraux. Ils l’ont évidemment saisie. Cinq semaines plus tard, le MR se retrouve avec onze ministres en tout (sept au fédéral, quatre en Wallonie), dont le Premier ministre et le ministre-Président wallon. Excusez du peu. Charles Michel a même pu se permettre le luxe d’offrir de très beaux portefeuilles à deux purs "reyndersiens", Pierre-Yves Jeholet et Jean-Luc Crucke. De quoi, si cela était encore nécessaire, renforcer un peu plus son autorité en interne. L’été du Wavrien sera bon.

La semaine dorée du Premier ministre Charles Michel

Charles Michel (MR) n’aurait pu rêver départ en vacances plus doux. Jugez plutôt. Au fédéral, le Premier ministre est parvenu à arracher un accord sur le budget et sur une nouvelle salve de réformes socio-économiques. Parmi elles, deux symboles : la baisse de l’impôt des sociétés (Isoc) et un début de taxation sur le capital via un prélèvement sur les comptes-titres. Il reste beaucoup d’interrogations concernant l’implémentation de ces mesures, surtout sur le financement de la diminution de l’Isoc. Mais l’accord politique est acquis. C’est l’essentiel, alors qu’à Pâques, l’équation paraissait encore insoluble entre les partenaires flamands, N-VA et Open VLD d’un côté, CD&V de l’autre.

Autorité encore renforcée

Et puis, il y a la Wallonie. Là, c’est le président du MR, Olivier Chastel, qui est monté au front, mais avec Charles Michel en appui. En débranchant la prise des gouvernements régionaux, le 19 juin dernier, le président du CDH, Benoît Lutgen, a offert sur un plateau d’argent une participation gouvernementale aux libéraux. Ils l’ont évidemment saisie. Cinq semaines plus tard, le MR se retrouve avec onze ministres en tout (sept au fédéral, quatre en Wallonie), dont le Premier ministre et le ministre-Président wallon. Excusez du peu. Charles Michel a même pu se permettre le luxe d’offrir de très beaux portefeuilles à deux purs "reyndersiens", Pierre-Yves Jeholet et Jean-Luc Crucke. De quoi, si cela était encore nécessaire, renforcer un peu plus son autorité en interne. L’été du Wavrien sera bon.