Politique belge

Les gouvernements fédéral et des entités fédérées se sont accordés vendredi sur le Programme de stabilité 2018-2021, pour la première fois depuis que cette feuille de route budgétaire, à actualiser chaque année pour fin avril auprès de la Commission européenne, a acquis un caractère contraignant en 2013.

"C'est une première et une première positive: l'État fédéral et les Entités fédérées se sont accordés sur une trajectoire budgétaire commune à présenter à l'Europe. C'est une belle victoire pour le fédéralisme de coopération. C'est bien la preuve qu'avec du travail et de la volonté, le modèle belge peut très bien fonctionner", a commenté la ministre fédérale du Budget, Sophie Wilmès, dans un communiqué.

La Belgique pourra donc présenter lundi à l'Europe un Programme de stabilité consensuel, à côté du Programme national de réformes déjà validé par le comité de concertation ce mercredi.

Le pays y confirme sa volonté d'atteindre l'équilibre budgétaire structurel en 2020 pour l'ensemble des différents niveaux de pouvoir.

Ces dernières années, les tentatives de conciliation avaient buté tantôt sur un différend portant sur les recettes de l'impôt des personnes physiques, tantôt sur l'austérité que les gouvernements dirigés par les socialistes (Wallonie, Bruxelles, Communauté française) reprochaient au gouvernement Michel, ou encore sur le maintien hors budget de certains grands projets d'infrastructures comme le bouclage du ring d'Anvers.

Ce dossier comme d'autres fait toujours l'objet de discussions avec la Commission européenne dans le cadre des "clauses de flexibilité" relatives au Pacte de Stabilité et de Croissance, afin de décrocher un feu vert budgétaire.

"Nous avons besoin d'investissements stratégiques en Belgique car c'est aussi de cette façon que nous pourrons assurer la soutenabilité de nos finances publiques à long terme. Le contexte est particulièrement favorable à une politique plus ambitieuse en la matière", a commenté Mme Wilmès (MR).