Politique belge

Lorsque, le 1er janvier 1977, il devient échevin à Jodoigne, Louis Michel entame une carrière qui l’emmènera de la présidence du parti libéral aux fonctions de vice-Premier ministre et jusqu’à la Commission européenne. Seul le "16" lui a échappé mais c’est son fils aîné, Charles, qui occupe désormais la plus haute fonction gouvernementale du royaume. Pourtant, à 70 ans, Louis Michel jette un regard amer sur les nouveaux rites trépidants de la politique : "Avec l’émergence des réseaux sociaux, on est dans le simplisme. Il n’y a plus d’affrontements d’idées, que des affrontements d’émotions. Ce n’est pas comme ça qu’on dirige un pays", confiait-il il y a quelques jours sur les ondes de la "Première". Il annonçait également la fin de sa carrière pour 2019. Le blues du vieux crocodile libéral est un sentiment partagé : ils sont nombreux parmi les vétérans de la Res Publica à se sentir dépassés par le règne de Twitter, de Facebook, de l’information en "live", par l’échafaud médiatique qui sanctionne instantanément toute maladresse.

"Tout est lissé"

...