Politique belge Les 19 ministres et secrétaires d'Etat du gouvernement Di Rupo Ier ont prêté serment mardi devant le Roi. Le premier ministre Elio Di Rupo a ouvert la marche, en prononçant le serment dans les trois langues nationales, suivi des vices-premiers ministres, ministres et secrétaires d'Etat. A l'exception de Sabine Laruelle, tous les ministres francophones ont prêté serment en français et en néerlandais. Parmi les ministres flamands, Steven Vanackere et Hendrik Bogaert (CD&V) se sont également exprimés dans les deux langues.

Les membres du gouvernement se sont ensuite retrouvés en compagnie du souverain pour la traditionnelle photo de famille. "C'est un moment solennel, un moment d'émotion", a commenté après la cérémonie, qui se déroulait dans la salle de la Rotonde du château de Laeken, le nouveau ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders.

Étape suivante? Le Palais de la Nation, où le nouvel exécutif fédéral se sont fait à nouveau photographier. Après cela, M. Di Dupo et son équipe se sont rendus au 16 rue de la Loi, où a eu lieu la passation de pouvoir entre le Premier ministre sortant, Yves Leterme, et son successeur.

En fin d'après-midi, le nouveau Premier ministre a présidé son premier Conseil des ministres.

Le nouveau chef du gouvernement demandera cette semaine la confiance de la Chambre des députés, qui devrait lui être accordée samedi. Mais il pourra dès jeudi se rendre au sommet européen de Bruxelles. Il a fallu plus de dix huit mois, après les élections législatives du 13 juin 2010 pour former un nouveau gouvernement, les négociations ayant longtemps buté sur les divergences entre les partis flamands, majoritaires en Belgique, et francophones, au point que la question même de l'éclatement du pays a été posée.

La nouvelle coalition compte six partis - socialistes, libéraux et démocrates-chrétiens, tant flamands que francophones - mais exclut le grand vainqueur des élections en Flandre, la formation indépendantiste N-VA de Bart De Wever, qui a déjà promis une opposition féroce au nouveau Premier ministre.

FEB: "Un pas important pour rétablir la confiance"

La Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) estime que le nouveau gouvernement est "un pas important pour rétablir la confiance après 540 jours de négociations". La FEB a félicité, mardi dans un communiqué, le nouveau gouvernement fédéral qui a prêté serment. "La FEB entend collaborer de manière constructive avec l'équipe gouvernementale fraîchement nommée. Concrètement, elle continuera à suivre de près l'évolution des dossiers afin de défendre au mieux les intérêts de toutes les entreprises du pays", souligne la FEB.

"Nous serons vigilants à l'application des mesures annoncées dans l'accord de gouvernement en tenant à l'oeil les éventuels effets pervers sur le tissu économique ou risques majeurs à éviter dans l'intérêt général", a indiqué Rudi Thomaes, administrateur délégué de la FEB.