Maggie De Block: "90% des demandeurs d'asile n'ont pas de raison de venir ici"

Mathieu Colleyn Publié le - Mis à jour le

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Politique belge

Le grand oral de Maggie De Block, c’est pour aujourd’hui. La toute nouvelle - c’est une des surprises du gouvernement papillon - secrétaire d’Etat en charge de l’Asile et de l’Immigration doit en effet présenter une sorte d’état des lieux et les grandes lignes de son action future aux parlementaires fédéraux. La libérale flamande (Open VLD) est évidemment attendue au tournant, surtout par l’opposition N-VA.

Celle qui avait souhaité prendre le temps de se plonger dans une matière qui lui était totalement étrangère avant de s’exprimer s’est confiée à "La Libre". D’emblée, elle confirme que la situation est "désastreuse" en ce qui concerne les demandes d’asile. Le chiffre de 25 000 demandes a été franchi l’an dernier, contre un peu plus de 19 000 en 2010, et le réseau d’accueil de ces personnes est saturé. Cette tendance ne risque pas de s’inverser à court terme, malgré la mise en œuvre des décisions votées au Parlement l’an dernier alors que le gouvernement en affaires courantes était encore à la manœuvre. C’est la crise internationale qui est identifiée comme cause principale du nombre important de demandeurs d’asile. La situation grecque joue aussi un rôle, depuis qu’un arrêt de la Cour européenne de justice suspend le renvoi des demandeurs arrivés dans ce pays logé aux limites de l’Europe. La règle qui veut que le premier pays où arrive le demandeur doive traiter le dossier ne vaut donc plus pour la Grèce alors qu’en 2010, 90 % des illégaux de l’UE transitaient par ce pays. Rappelons aussi qu’une centaine de mineurs non accompagnés logent encore dans des hôtels. Pour endiguer le phénomène, la Belgique s’est donc dotée en 2011 d’un arsenal réglementaire plus dur. Mais où en est son application ?

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