Magnette, "ce Che Guevara du pauvre"

L. G. Publié le - Mis à jour le

Politique belge

La réponse du berger à la bergère. Didier Reynders (MR) n’a pas apprécié de lire, jeudi, dans Sud Presse, les violentes attaques de Paul Magnette à l’encontre du Mouvement réformateur, "ce parti sans valeurs, sans idéal et qui défend les nantis", qu’il accuse de "dépenser sans compter pour faire des cadeaux fiscaux aux multinationales et aux riches", pendant que "la gauche assainit les finances".

Des déclarations à remettre dans le contexte de la manifestation syndicale contre l’austérité et d’une grogne croissante au sein du syndicat socialiste FGTB à l’égard de son parti frère au pouvoir, mais qui ont eu le don d’irriter le vice-Premier ministre MR.

"Quand j’ai vu que le nouveau président du PS s’en prenait aux méchants libéraux, confie M. Reynders à "La Libre", je me suis dit que le PS était tout de même au pouvoir sans discontinuer depuis 1988. Il ne faut quand même pas reporter sur d’autres ses responsabilités. Et je m’étonne qu’il vienne agresser ainsi un partenaire de majorité, alors qu’on ne l’a pas entendu quand il était au gouvernement."

"Quand j’ai lu cela à mon retour en Belgique, je me suis demandé si je ne m’étais pas trompé d’avion et si je n’avais pas atterri en Amérique latine", poursuit Didier Reynders, avec l’ironie cassante qu’on lui connaît. "Qu’est-ce que c’est que ce Che Guevara du pauvre ? Il y a quand même des limites à l’agressivité. Je pensais que ce genre de déclarations était réservé au folklore du Premier mai."

Dans cette interview, Paul Magnette affirme également que la dette belge a explosé sous Martens-Gol dans les années 80 et que c’est l’équipe Verhofstadt-Onkelinx qui a assaini les finances. "Mais les libéraux étaient présents dans ces deux gouvernements, réagit Didier Reynders, si je peux me permettre cette remarque de professeur d’université à professeur d’université".

"Non, vraiment, je n’ai pas compris, conclut le vice-Premier libéral. Peut-être s’agit-il d’un nouveau virus qui circule à Charleroi. Il y en a beaucoup pour l’instant. J’espère qu’il ne s’agit que d’une sortie erratique et que maintenant, il soutiendra l’action du gouvernement. Heureusement, j’ai été rassuré de constater au Conseil des ministres que nous étions bien sur la même longueur d’ondes avec mes collègues socialistes."

L. G.

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