Politique belge Le ministre Jean-Claude Marcourt (PS) considère que la réforme fiscale wallonne a des visées électoralistes. Il ne met pas d’exclusive à l’égard du CDH pour les futures majorités communales en province de Liège. Il veut traquer les fausses universités.


Débarqué avec son parti du gouvernement wallon, le socialiste Jean-Claude Marcourt est toujours ministre à la Fédération Wallonie-Bruxelles (ou Communauté Française), en charge notamment de l’enseignement supérieur et des médias.

En tant que ministre des médias, trouvez-vous équilibré le rapprochement entre Rossel et le groupe l’Avenir (Nethys) pour la mise en place d’une grande régie publicitaire ?

Je regrette qu’après avoir fait travailler, sous la précédente législature, un consultant pour dégager des pistes de travail, après quelques frémissements, on en soit là. Si au travers de cet accord publicitaire, on peut débloquer les choses et faire en sorte que les trois grands acteurs de la presse quotidienne parlent en reconnaissant qu’ils ont, certes, des éléments de divergence, mais aussi des éléments de convergence, ce serait positif. Ces points de convergence sont par exemple l’informatique et l’imprimerie. Cet accord permet à Rossel et au groupe l’Avenir de mieux se défendre sur le marché publicitaire. S’il faut à un moment donné prendre l’initiative de rassembler tout le monde pour être encore plus fort, pourquoi pas ?

Durant la commission d’enquête parlementaire Publifin/Nethys, certains défendaient l’idée que Nethys vende son activité dans la presse. Est-ce votre avis ?

Je crois que suite à cette commission et à l’audit réalisé pour le compte du gouvernement, il faut actualiser le plan industriel de Nethys et de l’ensemble de ses filiales. Et voir ce qui est pertinent. Je pense que, aujourd’hui, il faut permettre au conseil d’administration (CA), qui sera renouvelé dans les prochaines semaines, de prendre connaissance de ce plan industriel.