Politique belge

Ils ajoutent qu'ils recevront les présidents des sept partis concernés par les négociations à partir de mardi. Après l'échec des négociations dirigées par le préformateur Elio Di Rupo vendredi, le roi a entamé une série de consultations. Il a commencé par recevoir le président du CD&V Wouter Beke, dès vendredi soir.

Samedi, il a reçu dans l'ordre Joëlle Milquet (cdH), Caroline Gennez (sp.a), Jean-Michel Javaux (Ecolo), Wouter Van Besien (Groen! ) et Bart De Wever (N-VA). Vers 20 heures, les journalistes ont vu arriver au château de Laeken les présidents de la Chambre et du Sénat André Flahaut et Danny Pieters et à 21 heures 50 tombait l'annonce par le palais qu'ils étaient chargés d'une mission de médiation "pour relancer les négociations en vue de la formation du gouvernement". Par la même occasion, le palais annonçait qu'Elio Di Rupo était déchargé de sa mission de préformation.

Les sept partis qui participaient aux négociations autour d'Elio Di Rupo ont exprimé leur satisfaction devant la désignation de ce que la présidente du sp.a, Caroline Gennez a appelé un "duo polisson" et l'ancien premier ministre CD&V Mark Eyskens un "paravent chinois". Cette attitude n'est pas une surprise. Les initiatives royales sont en général suggérées par les partis et dans ce cas, le "septuor" constitué des deux grands vainqueurs des élections N-VA et PS ainsi que du CD&V, du cdH, du sp.a, d'Ecolo et de Groen! voulait manifestement qu'on lui donne une nouvelle chance.

Sur le fond, chacun est resté très discret. Les présidents de partis ont participé aux émissions dominicales, à l'exception de Bart De Wever (N-VA), remplacé par le ministre flamand Philippe Muyters et d'Elio Di Rupo (PS), remplacé par Laurette Onkelinx. On n'a toutefois rien appris de nouveau. Le week-end a aussi été marqué par des déclarations des socialistes Laurette Onkelinx et Rudy Demotte sur une possible fin de la Belgique, à laquelle Wallons et Bruxellois doivent se préparer.

Marc Eyskens a dit à ce propos que selon lui, un éclatement du pays était impossible. "Ce qui et possible, c'est une sécession de la Flandre mais cela posera des problèmes considérables pour elle, notamment si elle veut se faire reconnaître comme 28e Etat de l'Union européenne". Le MR et l'Open Vld sont à ce stade toujours sur la touche. Tant Didier Reynders qu'Olivier Maingain ont une nouvelle fois regretté qu'il n'y ait pas eu de concertation entre les Francophones.