Politique belge Mischaël Modrikamen, président du Parti populaire, pense remporter un succès aux prochaines élections.

Le Parti populaire (PP) aura dix ans d’existence en novembre 2019. Après de nombreuses dissensions internes, des départs et des exclusions, alors que les perspectives données par les sondages sont plutôt médiocres, son président, Mischaël Modrikamen, y croit encore. Cet avocat qui s’était fait connaître en défendant une partie des actionnaires de Fortis en est certain : il y a une place à prendre du côté de la droite "décomplexée". Il se défend également d'être un extrémiste : "Je suis sur la même ligne que 70 à 80 % de la population. Si ça, c’est être d’extrême droite, alors deux tiers des Européens le sont aussi car ils veulent la fermeture des frontières", confie-t-il. Il revient également sur la ligne politique du Parti populaire. Elle est, selon lui, conservatrice : "Par exemple, nous ne voulons pas sortir l’avortement du Code pénal. Le PP est aussi en faveur de référendums sur les grandes questions comme l’euthanasie ou les droits des homosexuels. Ce n’est pas dans certains cénacles où des alliances progressistes se nouent que l’on peut décider de l’avenir d’une société."

Votre parti n’émerge pas. Ni aux élections, ni dans les sondages. Comme l’expliquez-vous ?