Politique belge

La ministre de l'Education Marie-Martine Schyns (cdH) a rejeté mercredi les accusations d'inaction formulées par l'opposition MR face aux faibles capacités de lecture des jeunes francophones, une nouvelle fois mises en lumière mardi par la publication d'une étude internationale. Interpellée à ce sujet mercredi en séance plénière du Parlement de la Fédération, la ministre a rappelé que plusieurs mesures avaient déjà été adoptées afin de changer les choses.

Sur base des conclusions du Pacte pour un enseignement d'excellence, le gouvernement a notamment décidé de renforcer l'encadrement dans l'enseignement maternel. "C'est là que démarre tout l'enjeu de l'acquisition du langage", a-t-elle insisté.

Mme Schyns a aussi rappelé la décision récente de renforcer l'aide administrative aux directeurs d'établissements scolaires, ce qui devrait leur permettre de se consacrer davantage à l'amélioration du pilotage pédagogique de leurs équipes.

Le gouvernement a également dégagé des moyens financiers afin de financer des cours supplémentaires pour aider les enfants qui n'ont pas le français pour langue maternelle.

La volonté du gouvernement d'imposer la fréquentation scolaire dès la 3e maternelle s'inscrit dans cette même stratégie, a-t-elle encore défendu. "On n'est donc plus dans la réflexion, mais dans l'action."

"Nous sommes sur les rails", a assuré Mme Schyns devant les députés.

Selon les résultats de l'étude PIRLS 2016 publiés mardi, les petits francophones sont bons derniers de la classe européenne et des pays développés en compréhension à la lecture.

Les réponses fournies mercredi par la ministre n'ont toutefois pas eu l'heur de convaincre l'opposition MR.

"Vous êtes passée du Pacte d'excellence au Pacte de nonchalance!", a ainsi raillé le député Gilles Mouyard.