Onkelinx: "pour le MR, Bruxelles c'est l'Afghanistan et la Wallonie, c'est la Corée du Nord"

Belga Publié le - Mis à jour le

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Politique belge

La N-VA, avec son programme de droite nationaliste, constitue, en compagnie de son allié francophone, le MR, la principale menace pour le modèle social à Bruxelles et en Wallonie, a affirmé dimanche la vice-première ministre Laurette Onkelinx en ouverture du congrès de campagne du PS à Bruxelles. La N-VA peut compter sur "l'assistance du MR dans ce travail de sape", a-t-elle souligné, en faisant observer que "pour le MR, Bruxelles c'est l'Afghanistan et la Wallonie, c'est la Corée du Nord", une formule répétée lors de "tours de Flandre".

Le parti socialiste a adopté dimanche l'ensemble de son programme en vue des élections européennes, fédérales et régionales du 25 mai à l'unanimité. Le congrès a également adopté la liste européenne avec 96% de votes favorables, 7 votes contre et 1 abstention. La liste est emmenée par Marie Arena, suivie de Marc Tarabella et Hugues Bayet. Le Congrès se poursuit dimanche après-midi avec des discours de la tête de liste européenne Marie Arena, du président Paul Magnette et du Premier ministre Elio Di Rupo qui fera ainsi son entrée officielle en campagne.

Di Rupo: "le PS n'acceptera jamais de gouverner avec des séparatistes"

"Un parti séparatiste qui veut faire exploser la Belgique ne pourra jamais gouverner dans l'intérêt du pays tout entier (...) et ça, le PS ne pouvait l'accepter et, à l'avenir, il ne l'acceptera jamais", a lancé dimanche le Premier ministre Elio Di Rupo en conclusion du congrès de lancement de la campagne de son parti. Suspecte de vouloir dépecer la Belgique et son modèle social, la N-VA a été régulièrement pointée du doigt durant ce congrès, la vice-première ministre Laurette Onkelinx dénonçant au passage le "double jeu" du MR qu'elle a décrit comme l'"associé" francophone du parti séparatiste flamand.

"Heureux d'être en famille, un militant parmi les siens", Elio Di Rupo avait délaissé dimanche son costume de Premier ministre pour prendre pied dans la campagne. Vantant une nouvelle fois la "recette belge" faite de rigueur et de relance, qui a marqué l'action de son gouvernement, il a laissé le soin au président Paul Magnette d'énoncer les grandes lignes du programme socialiste. Conscient des difficultés vécues par bon nombre de citoyens, ce dernier les a invités à "transformer la colère en changement".

Au nom de la "gauche utile", Elio Di Rupo a appelé à l'unité alors que certaines réformes passent mal dans les rangs syndicaux et que l'opposition écologiste, mais aussi le PTB tentent de relayer la contestation.

Le 25 mai, c'est "l'avenir de notre modèle social" qui se jouera, dès lors "aucune voix ne pourra s'égarer", a-t-il insisté.

Marie Arena évoque l'opportunité de voir un socialiste diriger la Commission

La sénatrice Marie Arena a été choisie par le PS comme candidate tête de liste aux élections du 25 mai prochain. Devant le congrès de son parti, elle a évoqué dimanche l'opportunité pour les socialistes européens de devenir la première force politique à Strasbourg, comme le prédisent certains sondages, une perspective qui pourrait signifier l'arrivée du socialiste allemand Martin Schulz à la tête de la Commission européenne. "Le PSE, qui au lendemain du 25 mai a toutes les chances de devenir le premier groupe au Parlement européen, sera notre force pour défendre nos idées et dans ce cas, Martin Schulz sera président de la Commission, un atout majeur pour enfin changer le cap de l'Europe", a-t-elle dit.

Pour la première fois, à l'issue du scrutin du 25 mai, le rôle du Parlement européen pourrait se trouver renforcé dans la désignation du président de la Commission européenne, certains estimant que le futur patron de l'exécutif européen sorte des rangs du principal groupe constitué à Strasbourg.

Ancienne ministre-présidente de la Communauté française et ex-ministre fédérale, Marie Arena siège au Sénat depuis 2010 où elle a recentré son action politique sur l'international et la fiscalité. Elle y a défendu récemment une résolution sur la réindustrialisation. Dimanche, elle a appelé à l'émergence d'une Europe qui "impose de hauts standards sociaux", notamment en luttant contre le dumping social et fiscal.

Marie Arena tirera la liste devant le bourgmestre d'Anthisnes, Marc Tarabella, député européen sortant et Hugues Bayet, bourgmestre de Farciennes et député wallon.

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