Politique belge

Le président du MR, Olivier Chastel, a dit regretter l'absence des ministres-présidents de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Région bruxelloise, les socialistes Rudy Demotte et Rudi Vervoort, à la présentation mardi du rapport du Pacte national d'investissement. M. Demotte a déploré de son côté le manque de concertation dans le chef du gouvernement fédéral, qui a motivé son absence. 

"Je déplore que seuls les ministres-présidents socialistes aient décidé de boycotter cette séance de présentation. L'importance de l'enjeu aurait mérité une autre logique que celle d'une opposition obstinée au gouvernement fédéral", a déclaré M. Chastel dans un communiqué.

Le président des libéraux francophones est d'autant plus étonné que le Pacte vise directement des enjeux qui concernent les deux entités fédérées, en particulier la mobilité et l'éducation.

"Comment peut-on imaginer un instant que l'enseignement francophone ou les tunnels bruxellois n'aient pas besoin d'investissements?" a-t-il souligné.

Le Pacte d'investissement a été lancé par le Premier ministre Charles Michel (MR) pour appuyer la dynamique de création d'activité du gouvernement fédéral. Il a fait plusieurs fois l'objet de discussions entre le gouvernement fédéral et les exécutifs fédérés. Six thèmes avaient ainsi dégagés après consultation des Communautés et Régions. Celles-ci s'étaient également accordées avec le pouvoir fédéral pour parler d'une seule voix auprès de l'Europe pour demander plus de flexibilité budgétaire à l'égard des investissements.

Les deux ministres-présidents n'ont toutefois pas souhaité assister à la présentation du rapport du comité stratégique mis sur pied dans le cadre du Pacte, qualifiée par M. Demotte de "grande campagne de communication lancée par le gouvernement fédéral". Le ministre-président francophone n'a reçu aucun élément relatif au contenu de ce rapport qui n'a en outre fait l'objet d'aucune concertation "avant sa présentation en grandes pompes".

M. Demotte prend acte de la volonté du Premier ministre de vouloir rassembler les différentes entités dans une dynamique commune. Mais il pointe du doigt la composition du comité stratégique (uniquement des patrons ou des représentants patronaux, ndlr) qui n'a pas été soumise à la concertation.

Dans le cadre du Pacte d'excellence, qui repose sur un dialogue avec les acteurs de l'enseignement, M. Demotte a fait part de "besoins concrets". Il attend de savoir quelles seront les démarches concrètes entreprises à ce sujet.