Politique belge

L'économie, la sécurité et l'identité seront les trois piliers de la prochaine campagne électorale N-VA, et non le confédéralisme. "Notre destin communautaire n'est plus entre nos mains", indique le président de parti Bart De Wever dans les pages du Laatste Nieuws lundi. "Nous n'allons pas faire de cadeau à nos adversaires en misant a priori sur le confédéralisme. Nous verrons bien après les élections", indique De Wever. "Nous ne saurons qu'au soir des élections jusqu'à quel point nous pourrons avancer nos aspirations communautaires."

"Les trois piliers de notre campagne seront l'économie, la sécurité et l'identité. La politique de rétablissement socio-économique des gouvernements Michel et Bourgeois fonctionne. L'économie revit, les entreprises attirent des gens, les employés ont davantage de net. Nous investissons, dans des temps de terrorisme, dans une politique adulte de sûreté et de migration, symbolisée par Jan Jambon et Theo Francken. Et nous allons nous concentrer sur notre propre identité: comment voulons-nous vivre ensemble, sur base de quelles normes et valeurs, et comment concilier cela avec une migration de masse? Les autres partis soufflent le chaud et le froid à ce propos. Je vais être assertif à ce sujet, sans fausse honte sur qui nous sommes", ajoute De Wever.

"Le confédéralisme reste une priorité primordiale"

Geert Bourgeois, le ministre-président flamand, a affirmé lundi soir que le confédéralisme restait une priorité primordiale pour son parti la N-VA, mais qu'il fallait bien faire la différence entre une stratégie de campagne et des priorités de fond.

"Il est important de faire la différence entre des priorités de fond et des considérations stratégiques", a indiqué M. Bourgeois. "Ne laissons planer aucun doute: le confédéralisme est et reste une priorité primordiale du parti". Le chef de l'exécutif flamand, membre fondateur de la N-VA, réagissait ainsi à l'absence du confédéralisme parmi les trois thèmes prioritaires de campagne de la N-VA pour les élections de 2019, qui seront l'économie, la sécurité et l'identitaire. Le président de la N-VA Bart De Wever indiquait lundi dans Het Laatste Nieuws que, la N-VA n'ayant pas en mains propres le sort communautaire de la Flandre, elle ne ferait pas à ses adversaires le cadeau de s'engager sur ce thème pendant la campagne, et qu'elle y regarderait après les élections. Dans son discours du 11 juillet à l'occasion de la Fête de la Communauté flamande, le ministre-président Bourgeois avait plaidé pour une 7e réforme de l'État à négocier à l'issue du scrutin, réclamant pour la Flandre davantage de compétences en matière d'emploi, de soins de santé et d'impôt des personnes physiques. Faire campagne relève de considérations stratégiques, insiste désormais Geert Bourgeois. "C'est à nous qu'il revient de convaincre le plus grand nombre d'électeurs pour disposer des cartes les plus fortes afin de mettre en oeuvre notre programme. Comme le dit Bart De Wever: 'Toutes nos ambitions économiques, sécuritaires et identitaires, nous pensons les atteindre au mieux et les accomplir de préférence dans une Flandre la plus indépendante possible. Mais pour cela, nous avons besoin d'une majorité des deux tiers'", relève Geert Bourgeois.