Politique belge

Le ministre-président flamand, le nationaliste Geert Bourgeois, a reconnu dimanche qu'il n'existait pas de majorité en Flandre en faveur de l'indépendance de cette région et a une nouvelle fois plaidé pour l'instauration du "confédéralisme" en Belgique, en se réjouissant du changement de majorité intervenu cet été en Wallonie. "Il n'y pas de majorité en Flandre pour l'indépendance, on va pour le confédéralisme parce que l'on veut des leviers aussi pour le marché du travail, la fiscalité, ...", a-t-il affirmé lors de l'émission "C'est pas tous les jours dimanche" de la chaîne de télévision RTL-TVi dont il était l'invité.

"Le confédéralisme, c'est travailler ensemble sur les domaines dans lesquels on veut travailler ensemble", a expliqué M. Bourgeois (N-VA), qui était notamment interrogé sur la situation en Catalogne, une riche région espagnole en conflit pour son indépendance avec le gouvernement central de Madrid.

Il a souligné que le programme de la N-NA était de "faire ensemble" des politiques en matière d'affaires étrangères et de défense. "On est ensemble à Bruxelles, on a une capitale en commun, l'indépendance n'est plus l'indépendance du 19ème siècle", a-t-il affirmé, sans indiquer clairement si son parti plaiderait en faveur d'une septième réforme de l'Etat après les élections législatives de 2019.

M. Bourgeois s'est par ailleurs félicité du changement de majorité intervenu en juillet en Wallonie, avec le rejet du PS dans l'opposition et l'arrivée au pouvoir du MR à Namur.

"Je suis content qu'il y ait maintenant en Wallonie - mais pas en Communauté française - une majorité de centre-droit. Pour moi, c'est beaucoup mieux pour la Wallonie, pour changer les choses" en matière de chômage, d'emploi, de prospérité, a-t-il dit.

Le ministre-président flamand a toutefois dit craindre l'arrivée d'une "majorité tout à fait à gauche" (alliant, par exemple le PS et le PTB, en hausse dans les sondages). "Il y aura des problèmes. Si on doit avoir un gouvernement fédéral avec une majorité de centre droit, comme en Flandre, et une majorité de centre-gauche, mais très gauche en Wallonie, c'est impossible" de gérer le pays, a-t-il fait valoir.