Politique belge Les ministres-présidents flamand, wallon et bruxellois n'ont pas fait preuve de beaucoup d'empressement mardi à l'idée de faire des efforts budgétaires supplémentaires.

Ils ont rappelé la situation difficile à laquelle étaient confrontées les Communautés et Régions en raison de la chute de la croissance. Après s'être entretenu avec les partenaires sociaux, le premier ministre a reçu vers 12h30 les ministres-présidents Kris Peeters, Rudy Demotte et Charles Picqué ainsi que leur collègue germanophone, Karl-Heinz Lambertz. "Ce n'est pas évident: nous devons déjà faire des efforts de 500 millions d'euros à pour avoir un budget en équilibre et c'est énorme", a déclaré M. Peeters.

Le son de cloche était identique chez M. Demotte, ministre-président wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles. "Actuellement, si l'on regarde les trajectoires budgétaires que nous avons transmises à l'Union européenne, nous avons déjà fait 112 millions d'euros d'efforts en plus. Aujourd'hui, nous allons nous trouver devant un ajustement budgétaire qui nous coûtera 200 millions d'euros. Nous allons donc examiner ce que nous pouvons faire mais ce sera extrêmement difficile. (...) Je ne veux pas conduire nos institutions à faire des choix qui ne seraient pas tenables", a-t-il souligné.

M. Picqué a insisté sur les difficultés de la Région bruxelloise, indépendamment de nouvelles demandes du fédéral. "Nous allons d'abord essayer d'assumer les conséquences financières de la crise en évitant d'approfondir notre déficit", a-t-il expliqué.