Politique belge Paul Magnette doit faire la demande pour obtenir son indemnité. L’ex-ministre-Président wallon affirme ne pas y avoir encore réfléchi.

La motion de méfiance qui doit être adoptée ce vendredi par le parlement wallon fera office de C4 pour les cinq ministres socialistes du gouvernement wallon. Jean-Claude Marcourt conserve cependant un poste de ministre à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Éliane Tillieux et Pierre-Yves Dermagne retrouvent un poste de député wallon. Christophe Lacroix pourra reprendre son mandat de sénateur coopté.

Le cas de Paul Magnette est plus complexe : il a déjà fait part de son intention de redevenir bourgmestre de Charleroi. Et quittera donc son poste de député dans les jours à venir.

Ce départ pourrait s’accompagner d’une bonne surprise pour le Carolo : une indemnité parlementaire de sortie d’un montant de 149.232 € brut ! Soit approximativement 100.000 € net, une fois les taxes payées.

Pourquoi une surprise ? Car avec la réforme menée en 2014, les règles ont été durcies, et les montants accordés, réduits. Depuis trois ans, un parlementaire wallon qui démissionne volontairement n’a, en théorie, pas droit à cette somme d’argent. Pourtant, dans ce cas précis, il semble bien que Paul Magnette puisse prétendre à cette indemnité, qu’il n’a pas demandée à l’heure actuelle.

Explications par Frédéric Janssens, greffier du parlement wallon : "Il est prévu que lorsqu’un député prend la décision de quitter le parlement dans le cadre de ce décret cumul, il peut demander une indemnité. Un cas comme celui de Paul Magnette ne s’est cependant encore jamais présenté. Mais il peut certainement demander une indemnité de sortie. Et j’estime qu’il est dans les conditions pour l’obtenir. Et ce, même si, en l’occurrence, le décret l’autorise à cumuler son poste de bourgmestre et de député."

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