Politique belge Ne dites plus Flamand bruxellois, mais Bruxellois flamand. C’est Vanhengel. En plus de deux décennies, l’homme fort du premier parti néerlandophone de Bruxelles a joué les équilibristes à bien des niveaux de pouvoir. Son credo : sauvegarder la Maison Belgique.

Eté 2003. Région bruxelloise. Le soleil se lève sur Evere. Ce samedi-là, l’homme décide d’enfourcher son bolide à deux roues pour s’évader quelques heures. "Guy Vanhengel moet blijven !", titre la presse flamande. Au Nord du pays, on ne parle que de cela. Il faut dire que le Cannibale y va fort : "En dix mois, le ministre flamand des Sports a fait plus pour le secteur que tous ses prédécesseurs réunis en dix ans." Les mots sont lâchés. La pétition, impulsée par un certain Eddy Merckx et cosignée par une série de sportifs de haut vol, est lancée. La sonnerie de son téléphone retentit. A coup sûr, c’est Guy. L’autre Guy. Celui dont il fut le fidèle porte-parole dans les années 80. Verdomme, la balade à moto paraît compromise. Au bout du fil, Verhofstadt s’égosille : "Mais pourquoi as-tu demandé à Eddy de sortir dans la presse ? Dis-lui de cesser cette pétition ! " Vanhengel réplique : "Je n’ai rien demandé à Eddy, absolument rien." "Pour le reste, s’amuse-t-il, bonne chance pour freiner Merckx !"

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