Politique belge

Le PTB s'étonne de la façon dont le PS l'écarte du front progressiste qu'il veut former avec DéFI et Ecolo. La question qui se pose à gauche est celle de la rupture des politiques libérales, fait remarquer le parti communiste. Interrogé dans "Le Soir", le président du PS, Elio Di Rupo, dit sa préférence pour une coalition progressiste dont il exclut le PTB. A ses yeux, ce parti met tant de conditions à participer à une majorité qu'il rend celle-ci impossible.

Le PTB accuse M. Di Rupo d'éluder le débat de fond. "Depuis 3 ans, nous demandons ce débat de fond au PS mais impossible de l'avoir. La question que pose le PTB c'est de savoir si oui ou non il va y avoir une rupture avec les politiques libérales et d'austérité qui dominent en Belgique et au niveau européen depuis des dizaines d'années. Le PS refuse tout simplement d'y répondre et entonne son habituel 'sans nous c'est pire'", souligne le député Raoul Hedebouw sur Facebook.

Le PTB dit poser des "points de rupture" pour entrer dans un gouvernement, comme la désobéissance aux directives européennes, la nationalisation du secteur énergétique, etc. Depuis 25 ans, les points de rupture de la gauche ont été balayés par les dirigeants socialistes "dont le seul but était de participer au pouvoir", accuse le PTB.

"Sans la pression de la base, une pression basée sur des principes de gauche, nous n'obtiendrons pas de victoires. Et le PTB veut des victoires, de grandes victoires", conclut M. Hedebouw.