Politique belge

Le président de DéFI, Olivier Maingain, a opposé dimanche le message de respect des militants de son parti en faveur de la Wallonie et le mépris affiché selon lui par des chefs de file wallons du Mouvement à Réformateur à l'égard de la Région du sud du pays. "Je salue tous ces militants wallons du parti qui vont se présenter pour le première fois parce qu'ils ont pris conscience qu'il y avait à faire porter un message de respect. Assez du discours de mépris de certains dirigeants wallons pour la Wallonie, qui cherchent à diviser pour plaire à leurs alliés du nord du pays. Je n'accepte pas le scandaleux abaissement de cette dignité", a-t-il dit devant quelques centaines de militants de DéFI, réunis dimanche à Overijse, à quelques pas de la frontière linguistique et de Wavre.

A quelques semaines des élections communales, le président de DéFI a par ailleurs critiqué les présidents du MR et du PS, engagés selon lui dans des accords pré-électoraux notamment à la Ville de Bruxelles. "J'en ai marre des présidents qui disposent des résultats avant que les électeurs ne se soient prononcés. Notre rôle de renvoyer pour un temps dans l'opposition ces partis qui ont fait tant de mal. Ni PS, Ni MR, c'est notre message pour le 14 octobre, si l'électeur nous en donne les moyens", a-t-il ajouté.

Olivier Maingain a également insisté sur l'attachement prioritaire de DéFI au niveau communal et à la démocratie participative. Il les juge indispensables pour redonner la confiance au citoyen, et non simplement comme "une ode pour plaire à un mouvement alternatif".

Pour M. Maingain, c'est au niveau local que doit commencer le combat en faveur des libertés, de la dignité humaine et des personnes auquel s'opposent, "ceux qui se mettent dans les pas des Orban et Salvini", "cette Europe du front des fascistes des nationalités populistes et de ceux qui menacent nos libertés".

Comme, avant lui, le président de DéFI pour la Région bruxelloise, Michaël Vossaert, il a cité en exemple de la gestion publique que la formation amarante veut porter dans les communes de Wallonie, de Bruxelles, et de la périphérie celle de ses représentants au gouvernement bruxellois. Il a ainsi mis en exergue la remise en ordre des institutions régionales comme le SIAMU, et le travail accompli pour donner à l'économie bruxelloise une dimension de proximité qui a produit des effets en matière de lutte contre le chômage.

Le congrès a également permis aux présidents de DéFI pour la Wallonie, Bruxelles et la périphérie, Jonathan Martin, Michaël Vossaert et Sophie Rohonyi d'insister sur les principaux accents de programme de leur parti pour le 14 octobre dans ces parties du pays.

Le commun dénominateur, c'est notamment la gouvernance et la participation. En Wallonie, DéFI a également plusieurs propositions pour la défense des indépendants et des artisans, mais aussi le monde de l'agriculture.

En périphérie, il propose des pistes nouvelles en matière de mobilité et d'environnement. Il ne renonce pas pour autant à ses fondamentaux de vigilance pour soutenir les habitants francophones face aux facilités linguistiques "qui n'ont jamais été autant remises en cause tant au niveau fédéral, qu'au niveau régional", a notamment dit Sophie Rohonyi.