Politique belge

Dans un message déposé lundi soir sur sa page Facebook, le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration Theo Francken (N-VA) se félicite de la politique à l'égard des Soudanais présents sur le territoire belge.

"Vous vous souvenez de la solide discussion sur les Soudanais du parc Maximilien? Tout le monde était d'accord sur le fait qu'on ne devait pas laisser se développer un deuxième Calais dans notre capitale", écrit-il. "Nous ne sommes pas restés sans rien faire".

On se souvient qu'à son invitation, une mission soudanaise était venue en Belgique fin septembre pour identifier les migrants du parc Maximilien. Objectif: renvoyer au pays ceux qui ne demandent pas l'asile. La délégation avait fourni des documents de voyage pour une quarantaine de Soudanais détenus dans des centres fermés.

Décompte

Depuis le 1er août 2017, 110 Soudanais ont été enfermés dans un centre pour illégaux, détaille Theo Francken sur Facebook. "Total des Soudanais renvoyés depuis le 1er août: 87 (10 au Soudan, 76 Dublin, 1 bilatéral)"
Actuellement, 50 personnes considérées comme soudanaises se trouvent encore dans des centres fermés, ajoute-t-il. Jusqu'ici, 23 demandes d'asile ont été introduites.

Pas de deuxième Calais

"Grâce à notre intervention efficace, il n'y a pas de 2e Calais et la situation au parc est sous contrôle", affirme-t-il. Ajoutant cette phrase: "Les enfants du voisinage peuvent de nouveau y jouer tranquillement."

Ce message de Theo Francken a soulevé l'indignation générale au sein de la Plateforme citoyenne qui chaque soir, depuis plus de trois mois, organise l'hébergement de 300 personnes en moyenne, migrants de passage à Bruxelles dont la grande majorité sont soudanais (il y a aussi des Érythréens, Éthiopiens, Guinéens...)

Si le parc Maximilien est vide, chaque soir, c'est grâce à la solidarité d'une poignée de bénévoles et de milliers de familles (le groupe Hébergement Plateforme Citoyenne dépasse aujourd'hui 23.000 membres!) qui se relaient nuit après nuit pour loger les migrants.

Il n'y a pas de deuxième Calais, mais la situation au parc est sous contrôle... des citoyens. Pas des politiques.