Politique belge Se disant "indignée", la cheffe de groupe PS à la Chambre a demandé à Stéphane Moreau, bourgmestre PS d'Ans, de quitter ses fonctions au sein de l'intercommunale Nethys.

"Moi je me suis toujours battue pour que les personnes qui travaillent aient un salaire. Pas pour que l'on puisse avoir un salaire sans travailler, c'est totalement inacceptable", a-t-elle affirmé à nos confrères de la VRT. "Ensuite, il y en a qui, semble-t-il, utilisent la politique, non pas pour améliorer la vie des gens, la vie de la population mais pour des profits personnels. Et c'est pour moi totalement inacceptable. Et donc, qu'une poignée de personnes puissent comme ça souiller l'honneur du PS (...) ça me fait mal. Je trouve ça inacceptable et il faut prendre des mesures extrêmement dures."

La Schaerbeekoise a ajouté que "le président du parti (Elio Di Rupo) a commencé à énoncer une série de mesures, d'abord sur la transparence, et rappels des règles du parti. Mais il veut aller beaucoup plus loin. Dans les jours et les semaines qui viennent, il va proposer des mesures très fortes pour empêcher que des personnes qui ne travaillent pas pour l'idéal d'un parti, pour l'idéal d'une société en cohésion et en bien-être, mais qui travaillent pour leur profit personnel, que cela ne soit plus possible. J'attends avec grande impatience ces règles-là, parce que la situation est totalement inacceptable".

Et lorsque la journaliste de la VRT lui a demandé si Stéphane Moreau devait rester à son poste de président de Publifin, Laurette Onkelinx a répondu, après un léger silence : "J'attends de voir ce que le parti va décider. Mais je pense qu'à un moment donné, il faut faire un choix dans la vie. A titre personnel, je pense vraiment qu'il doit faire un pas de côté. Vraiment." Et de préciser : "Est-ce que vous imaginez la situation des militants du parti, qui se battent, qui n'ont pas un franc, ils se battent par idéal. Est-ce que vous imaginez la situation des mandataires ? Hier et avant-hier, j'étais encore dans ce Parlement à me battre du matin jusqu'au soir pour la sécurité sociale. Et que notre travail à nous, pour les gens, pour la sécurité sociale, pour la santé, pour le boulot, soit sali par cette situation-là, c'est inacceptable. Alors oui, je pense qu'il faut prendre des décisions très fortes, mais je fais confiance à mon parti pour les prendre."

La socialiste a également appelé les mandataires - tous partis confondus - qui ont perçu de l'argent de manière peu réglementaire à le rembourser. "Pour mon propre parti, je trouve que la moindre des choses est de rembourser. De s'excuser et de rembourser. De faire quelque chose pour nettoyer cet honneur perdu", a-t-elle détaillé.

Dans ce même entretien à la VRT, Laurette Onkelinx a affirmé "croire à la sincérité du ministre Furlan".


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