Politique belge

Les comptes annuels 2015 et 2016 de Publifin ont été approuvés mardi en début de soirée par l'assemblée générale extraordinaire. Cette approbation par plus de 90% des actionnaires va permettre une redistribution des dividendes, de l'ordre de 39,2 millions d'euros, aux différentes communes associées ainsi qu'à la province de Liège dès approbation de cette décision par la tutelle.

Par voie de conséquence, le recours introduit par Publifin auprès du Conseil d'Etat le 23 septembre dernier visant l'annulation de la décision d'improbation des comptes 2015 sera retiré. L'assemblée générale a voté en faveur du retrait de ce recours.

Olne revend quelque 600.000 euros de parts dans le câble

La commune d'Olne, actionnaire de l'intercommunale Publifin, a décidé lors d'un débat au sein de son assemblée communale, de revendre à un autre actionnaire ses parts dans le câble, parts estimées à quelque 600.000 euros, a annoncé mardi soir Cédric Halin, échevin des Finances de la commune. Cédric Halin est l'homme qui a fait éclater le scandale Publifin. M. Halin en a profité pour stigmatiser la décision prise par les communes actionnaires qui ont cautionné les rapports réalisés par "Mrs Gilles, Drion, Pire, qui n'administraient finalement pas grand-chose, et qui ont été absous par cette décharge de leur non-administration. Dommage que toutes les communes n'ont pas pris comme Olne et d'autres la bonne décision. La messe est dite", a ajouté celui qui est apparenté au cdH mais est en froid avec ce parti.

Il a été rejoint par Claude Eerdekens, le bourgmestre d'Andenne (PS) qui une fois encore a entre autres fustigé le management en place, ses rémunérations "indécentes et scandaleuses" ou encore la décharge accordée aux anciens administrateurs. "La ville d'Andenne se réserve cependant le droit de réclamer des comptes au pénal ou au civil", a-t-il souligné demandant clairement la tête de tout le management sous les applaudissements d'une petite partie du public.

Le CA de Publifin est bien conscient des enjeux et de l'évolution du modèle "mais tout est compliqué. Il nous faut du temps, ce qui n'empêche nullement l'action. On ne veut pas jouer la montre mais on ne veut pas plus en arriver à un plan social", a admis Fabian Culot, vice-président du CA (MR), rappelant que le rapport Mc Kinsey, étudié le 15 janvier dernier, valorisait le groupe à quelque 2,5 milliards d'euros.