Politique belge Après Nethys, trois autres filiales de Publifin ont été remarquées par nos confrères de RTL. Leur point commun? Offrir de très gros honoraires aux mandataires politiques wallons qui y siègent.

SOCOFE, Publipart et EDF Luminus. Voilà le nom des trois filiales de Publifin dont vous risquez de beaucoup entendre parler lors des prochains jours. Et pour cause, elles versent toutes les trois de très gros montants à leurs administrateurs, dont plusieurs élus politiques venant d'un peu partout en Wallonie.

Ainsi, la SOCOFE a reversé 480.000 euros à ses 25 administrateurs en 2015, soit une moyenne de 19.000 euros brut annuels pour chaque mandataire.

Chez Publipart, un holding semi-public, le constat est le même. Là, ce sont 360.000 euros qui ont été partagés entre 17 administrateurs, soit un peu plus de 21.000 euros brut par an pour chacun des membres du conseil d'administration.

Enfin, chez EDF Luminus, où Publifin a des parts, 17 administrateurs se partagent 800.000 euros, soit une moyenne de 47.000 euros par administrateur.


Des noms déjà connus

De nombreux noms, déjà connus dans l'affaire Publifin et et Nethys, apparaissent également dans plusieurs de ces sociétés. C'est le cas du socialiste André Gilles, qui préside le CA de la SOCOFE et de Publipart, tout comme ceux de Publifin et de Nethys. C'est aussi le cas de Georges Pire, Alain Mathot, Stéphane Moreau, Jacques Vandebosch et Dominique Drion.

De nouveaux noms, qui ne font pas partie du monde politique liégeois, ressortent également de l'enquête. Le conseil d'administration de la SOCOFE comprend notamment des mandataires communaux comme les socialistes Maurice Bayenet de Dinant, Jean-François Escarmelle de Cuesmes ou Marc DeConinck, bourgmestre socialiste de Beauvechain ainsi que l'échevin MR de Charleroi Cyprien Devilers ou la MR Valérie Debue, échevine à Nivelles.

A Publipart, certains administrateurs viennent même ... de Flandre ! On y trouve notamment Tom Balthazar, échevin sp.a à Gand.

Nos confrères de RTL, qui ont mené l'enquête, rappellent que ces pratiques ne sont pas illégales puisque ces sociétés sont privées. Mais l'éthique est bien mis à mal dans ces différents cas.