Politique belge

Denis Ducarme était en visite à Saint-Josse-ten-Noode ce matin. Et en tant que ministre fédéral des Indépendants, il en a profité pour en rencontrer, des indépendants. Il a aussi saisi l’occasion pour dire qu’il ne fallait avoir peur de personne. Affirmer ses convictions et ses projets.

"J’en ai profité pour paraphraser le célèbre homme d’État turc Atatürk, que j’apprécie beaucoup: ‘Il faut choisir entre les dépendances passées et les libertés futures’", nous dit-il. Bon, si la référence à Atatürk n’est pas directement claire, elle est indéniablement une pique adressée au bourgmestre socialiste Emir Kir, en fonction depuis 2012. Même s’il ajoute "je ne vise personne, mais seul celui qui n’a pas ouvert son journal depuis 3 semaines ne comprendra pas. J’ai des gens qui viennent me voir et disent se demander s’ils vivent toujours dans la capitale de l’Europe. Dans certain cas, c’est la peur qui règne. Je ne cite personne, mais je n’en pense pas moins", achève-t-il.

Attaqué de toutes parts ces derniers jours, Emir Kir est clairement exaspéré par ces provocations qu’il considère non étayées et teintées de racisme.

Contacté ce jeudi, il déclare pour sa part ne pas être au courant de ce qu’a dit Denis Ducarme, avant qu’on ne le lui dise, mais que ce dernier "est coutumier de ce type de sorties médiatiques. On sait très bien qu’il est assez proche de Francken, de ses idées. Moi, je suis fier d’avoir toutes ces communautés à Saint-Josse. C’est la richesse de la commune. Et tout le monde est fier d’être Tennoodois", conclut-il, en balayant les critiques du ministre fédéral MR qui s’en prend indirectement à la gestion de la ville et verrait bien le MR reprendre les rênes de la commune, aux mains des socialistes depuis 1953.