Politique belge

Dans sa dernière interview accordée à "La Libre", le secrétaire d'Etat à la Migration, Theo Francken (N-VA), nous expliquait toute la difficulté qui consiste à identifier les illégaux présents sur le territoire belge. Pour lui, des accords avec leurs pays d'origine étaient donc indispensables car "c’est impossible de savoir dans quel pays renvoyer la personne si elle n’est pas identifiée. La plupart des illégaux ne disent pas qui ils sont. Ils ne collaborent pas. Nous devons pour cela collaborer avec des ambassades, des consulats.", précisait Theo Francken. Il constatait cependant que des accords d'identification et de rapatriement étaient délicats à nouer avec les pays sous le joug de la dictature. Et il citait notamment le Soudan, aujourd'hui au cœur de la polémique. Nous étions en avril 2017 et 26 Soudanais venaient d'être interceptés près de la gare du nord. Le secrétaire d'Etat N-VA s'interrogeait sur le sort à leur réserver, vu la nature du pays qu'ils avaient fui : "Qu’est-ce que je dois faire avec eux ? Les enfermer dans des centres fermés et les expulser ? Je ne peux pas, car alors je dois négocier avec un dictateur…" Finalement, il semble que Theo Francken ait accepté de s'asseoir sur ce principe.

Cet après-midi, c’est le vice-Premier ministre N-VA Jan Jambon qui devra affronter une opposition déchaînée sur le dossier de l’identification des migrants soudanais, Theo Francken étant à New York actuellement.