Que veut vraiment Bart De Wever ?

V.d.W. Publié le - Mis à jour le

Politique belge

Reprenons. Dans un mois, Bart De Wever espère conquérir le maïorat d’Anvers. Ainsi, il pourra démontrer que la N-VA est capable de bien gérer une grande ville, après 90 ans de socialisme. Il le répète, la N-VA, ce n’est pas un cauchemar, cela peut même devenir un rêve pour la Flandre et la Belgique.

Après Anvers, rien, croit-il, ne pourra arrêter le sacre de la N-VA et de son empereur, aux élections fédérales, régionales et européennes de 2014. A l’entendre, les nationalistes seront donc, cette fois, incontournables. C’est bien avec Bart De Wever qu’il faudra entamer et conclure.

Et son programme est connu. Non, dit-il en roulant les yeux doux aux francophones, l’objectif de la N-VA, ce n’est pas le séparatisme, même si cet objectif figure toujours au programme de son parti. Il ne veut même pas, dit-il, de révolution, mais d’une "simple" évolution, à savoir un pas de plus vers le confédéralisme. D’ailleurs, plaide-t-il, Kris Peeters (CD&V), le ministre-Président du gouvernement flamand, défend la même option.

Qu’est ce que cela signifie, pratiquement ? De Wever veut accroître la responsabilité des entités fédérées et obtenir plus de compétences encore pour les Régions et les Communautés. Son rêve : changer l’article 35 de la Constitution et limiter au strict minimum les compétences de l’Etat à quelques grands domaines. Tout ce qui ne serait pas listé comme étant fédéral appartiendrait donc automatiquement aux entités fédérées. Bart De Wever montre son impatience. Et dit aux francophones : n’attendons pas 2014 pour en parler. Lançons dès maintenant des négociations discrètes entre le Nord et le Sud du pays.

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