Politique belge

L'exemple donné lundi par le syndicat socialiste FGTB pour démontrer que les chômeurs de plus de 50 ans "ne seront pas tous épargnés" par la réforme des pensions portée par le ministre compétent Daniel Bacquelaine (MR) aboutit à un montant "totalement fantaisiste", a réagi ce dernier en fin de journée. 

"Les mesures du gouvernement pourraient faire perdre" à certains, chômeurs ou prépensionnés âgés de plus de 50 ans et ayant eu une longue carrière, "jusqu'à 113 euros par mois", avait estimé Celien Vanmoerkerke, spécialiste des pensions à la FGTB. Or, selon le ministre fédéral, pour aboutir à une perte de 113 euros de pension par mois, "il faudrait, pour une personne dont le dernier salaire était de 3.000 € par mois (revenu médian), qu'elle ait eu une carrière professionnelle de 53 ans et qu'elle soit restée plus de 9 années en chômage après une carrière de 14.040 jours (45 ans)", communique son porte-parole lundi soir. Ce montant d'éventuelle perte de pension est donc jugé "totalement fantaisiste".

Parmi les modifications principales qui ont été décidées quant au calcul des pensions figure l'arrêt de la prise en compte des périodes de chômage et de prépension prestées au-delà d'une carrière complète en lieu et place de périodes de travail moins avantageuses. Un mécanisme qualifié d'"ingénierie sociale" par le cabinet du ministre. "Il n'y a aucune raison d'accorder des droits complémentaires sur base d'une période de chômage ou de prépension au-delà 45 ans vu que la personne a déjà une carrière complète et peut partir en pension", est-il justifié. "On va donc supprimer cette forme d'ingénierie sociale qui consiste, alors même qu'on a une carrière complète et qu'on peut partir en pension, à prolonger une période de chômage ou de prépension pour se constituer des droits supplémentaires".

En revanche, toutes les journées de travail effectives, même pour une carrière dépassant les 45 ans, devraient être comptabilisées pour les droits de pension à partir du 1er janvier 2019.