Politique belge

Comme en 2010, Didier Reynders et Bart De Wever se sont vus discrètement en décembre dernier. Et sans Charles Michel.

Le rendez-vous sur l'heure de midi aurait-il dû rester secret ? L'Echo dévoile ce mercredi l’existence de ce déjeuner entre Didier Reynders, Bart De Wever et Jan Jambon à la mi-décembre au restaurant Bruneau. 

En plus des deux (vice-Premier) ministres et du président de la N-VA étaient également conviés Jean-Claude Fontinoy, le bras droit de Reynders, et Joy Donné, chef de cabinet du ministre de l'Intérieur, Jan Jambon. Une personne de marque était par contre absente : Charles Michel alors qu'en 2010, lorsque Reynders et De Wever s'étaient déjà rencontrés chez Bruneau pour parler d'une éventuelle prochaine collaboration, le futur Premier ministre était présent.

En point de mire : des élections anticipées

Selon l'Echo, le teneur de la discussion était très concrète. La N-VA verrait d'un bon œil que les élections nationales prévues pour mai 2019 coïncident avec les élections communales d'octobre 2018. Il est clair, explique le quotidien économique, que la N-VA a intérêt à faire campagne sur les thèmes nationaux, même lors d'un scrutin communal. 

Mais plus que cela, elle estime que cette idée pourrait plaire au MR qui réalise également de bons scores en misant sur les problématiques nationales. Autrement dit, le plan est de faire chuter le gouvernement avant son terme pour organiser les élections législatives fédérales en octobre 2018.

Nos confrères précisent que l'idée n'a pas du tout plu à Charles Michel. Mis au courant de cette rencontre, il a recadré la NV-A et convoqué Jan Jambon qui a (définitivement ?) enterré l'idée. "Nous continuons jusqu’en 2019", a confirmé Jan Jambon quelques jours plus tard.