Rubik: les Flamands l'enterrent, les francophones prêts à en parler

Belga Publié le - Mis à jour le

Politique belge Les partis flamands du gouvernement fédéral ont enterré dimanche sur les plateaux télévisés la proposition de la Suisse de conclure un accord "Rubik" avec la Belgique, tandis que les partis francophones se montraient au moins ouverts au débat. Le secrétaire d'Etat à la lutte contre la fraude fiscale John Crombez (sp.a) avait déjà menacé de quitter le gouvernement si la Belgique concluait un tel accord, auquel le vice-Premier ministre MR Didier Reynders avait précédemment appelé à réfléchir.

Le chef de groupe CD&V à la Chambre Raf Terwingen a affirmé l'opposition de son parti à ce prélèvement libératoire sur les revenus mobiliers belges placés en Suisse, qui préserverait en partie le secret bancaire.

L'Open Vld n'est pas non plus favorable au Rubik. "Sur le plan de l'éthique, mais aussi parce que ce système ne fonctionne pas, comme le montre l'Allemagne. En plus, l'Europe est contre", a fait observer le député Patrick Dewael.

Côté francophone, on n'écarte pas l'idée d'un débat. Le ministre Paul Magnette (PS) a jugé sur la RTBF que pour 200 millions d'euros (ce que rapporterait Rubik selon l'avocat fiscaliste Thierry Afschrift), ce ne serait pas intéressant de verrouiller le secret bancaire. Le PS serait disposé à en parler si le prélèvement équivaut à la taxation qui serait appliquée en Belgique, soit aux alentours de 30 pc, selon lui.

Pour le ministre du Budget Olivier Chastel (MR), il faut entamer une démarche et ne pas rester sans rien faire. Le secrétaire d'Etat Melchior Wathelet (cdH) souhaite lui aussi ne pas se priver d'une négociation, sous de multiples conditions.

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