Politique belge

S'il est reconduit dans sa fonction de bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert, à l'issue des élections communales d'octobre prochain, le président de DéFI, Olivier Maingain, ne se présentera pas aux élections fédérales et régionales de 2019, a-t-il affirmé dans un entretien accordé vendredi au quotidien l'Echo. 

"Je suis parfaitement clair: si les électeurs de Woluwe-Saint-Lambert me font confiance en octobre prochain, je ne me représenterai pas aux élections législatives ou régionales en 2019. Je n'assumerai plus qu'un seul mandat. C'est irrémédiable, très net, et ce sera appliqué de manière générale dans tout notre parti", a précisé M. Maingain.

Pour lui, on est "dans un de ces moments charnière où il faut faire confiance à la nouvelle génération. ... Je pense qu'il est temps pour nous de tourner une page et de faire pareil", a-t-il dit, soulignant que son parti dispose de "plein de jeunes brillants".

Le président de DéFI a répété qu'il voulait que sa formation politique soit "le parti du changement en Wallonie".

Dressant le bilan de l'action du gouvernement bruxellois dont DéFI fait partie, Olivier Maingain a notamment jugé que la mobilité en restait "le point noir", "même si ce gouvernement a eu le courage de faire ce qu'aucun autre n'avait fait: procéder à une révision et une réparation de tous les ouvrages d'art de Bruxelles" en une législature, hormis le Léopold II dont les travaux seront à mi-parcours.

Pour lui, il faut un pilotage politique de l'organe de concertation pour la coordination des chantiers où le ministre Pascal Smet "ne va quasiment jamais".

Le président de DéFI estime par ailleurs que "les Bruxellois ont eu assez de chantiers pour la législature". Il demande par conséquent qu'on termine les chantiers en cours sans en ouvrir de nouveaux avant la prochaine législature, et que le gouvernement bruxellois postpose par conséquent l'ouverture du chantier de la construction d'une piste cyclable sur la petite ceinture.