Politique belge

De nombreux politiques doivent accepter de vivre sous la menace. Depuis son agression au couteau, Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB, a accepté "d’avoir recours à une forme de protection lors de ses sorties”

Le meurtre d’Alfred Gadenne illustre l’insécurité croissante dans laquelle doivent vivre beaucoup de politiques. Ce 3 mai, Raoul Hedebouw (PTB) a lui-même été agressé au couteau par un homme de 62 ans, lors d’un meeting.

Depuis, il a dû, à regret, changer sa façon de vivre. "Personnellement, j’ai coutume d’être hyperaccessible. J’ai mes convictions et ce n’est pas un coup de couteau qui changera cela. Mais depuis, lors d’événements publics, des camas (lisez: camarades) viennent avec moi, pour m’accompagner, assurer ma sécurité. Je dois accepter d’avoir recours à une certaine forme de protection”, explique Raoul Hedebouw à La DH.

"Comme le parti n’a pas beaucoup de moyens, ce ne sont pas des professionnels. Je ne supporterais pas d'avoir un garde du corps ou un policier en permanence avec moi. Ce sont des amis, des bénévoles. Auparavant, je me rendais dans plein d’endroits sans être accompagné. Depuis l’agression, j’ai dû m’organiser, je n’ai pas le choix. Ca demande plus de préparation lors des sorties en public. De manière pragmatique, je dois faire plus attention à ce que je fais. Désormais je suis plus entouré car on n’est jamais à l’abri d’un fou.”

Le porte-parole du PTB ne connaissait pas Alfred Gadenne. "Mais je suis vraiment choqué, malgré tout. C’est vraiment grave”, souffle-t-il. "Mais je refuse de vivre dans l’angoisse.”