Politique belge

Le Mrax devient-il un instrument du Parti socialiste ? Ce sont en tout cas les accusations portées par Ahmed Mouhssin (Ecolo), conseiller communal à Saint-Josse et membre du Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. 

Ce dernier réagit à de récentes décisions prises par Carlo Crespo, le président - étiqueté PS - de l’association. En cause, notamment, le projet intitulé "Vivre ensemble Israël-Palestine", mené en collaboration avec l’ASBL "Actions in the Mediterranean" de la députée socialiste Simone Susskind. Ahmed Mouhssin est surpris : "Le Mrax a pourtant toujours refusé de se positionner sur l’occupation de la Palestine afin d’éviter les tensions inhérentes à cette question". Par ailleurs, un subside de 25 000 euros a été octroyé à ce projet par le gouvernement bruxellois de Rudi Vervoort (PS). Une somme qui permettra notamment d’engager à mi-temps… la fille de Simone Susskind. Ahmed Mouhssin déplore l’absence d’appel à candidatures et parle de "culture politique d’un autre âge".

Favoritisme réfuté par le président de l’association

Contacté, le président du Mrax assure que le projet "Vivre ensemble Israël-Palestine" n’augure pas un changement de ligne au sein de l’association. "Mon souhait n’est pas que l’on commence à se positionner sur le conflit israélo-palestinien. Il s’agit juste de permettre à des jeunes Bruxellois d’échanger et de déconstruire les préjugés. On peut lutter contre le racisme sans avoir les mêmes vues sur le conflit", estime Carlos Crespo qui précise qu’il semblait normal d’engager la personne qui a porté bénévolement le projet même s’il s’agit de la fille d’une députée. "Ces accusations de clientélisme sont absurdes."