Politique belge Leurs demandes de visa pour la Belgique sont examinées à la loupe à Yaoundé. Trop d’abus auraient été constatés ces dernières années.

Depuis le 1er avril, les étudiants camerounais qui introduisent une demande de visa afin d’étudier en Belgique font donc l’objet d’un screening approfondi dans leur pays d’origine, mené notamment par des collaborateurs de l’"Institut français". Les documents, les compétences, la connaissance de la langue et les intentions des étudiants sont abordés lors de ces entretiens.

C’est ce qu’a annoncé, mercredi, le secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, Theo Francken (N-VA). "L’année passée, mes services ont accordé 9 011 visas d’études", a expliqué M. Francken. "Ils ont aussi refusé d’en accorder 2 074", a-t-il ajouté, précisant que certains étudiants en provenance de pays en développement considèrent parfois les visas temporaires comme une possibilité d’émigrer définitivement en Belgique. Avec 1 949 demandes, les Camerounais étaient à l’origine du plus grand nombre de requêtes. Des irrégularités ont toutefois été observées dans plusieurs dossiers, qui contenaient parfois de faux diplômes par exemple.

L’an passé, M. Francken, en visite à Yaoundé, avait conclu un accord permettant de garantir un meilleur screening des demandeurs sur place.