Politique belge

Le départ de Laurette Onkelinx, son alliée de toujours, met une pression maximale sur Elio Di Rupo. Lors de sa conférence de presse de mercredi, la future ex-patronne de la fédération bruxelloise a même décoché une flèche dans le cœur du président : "Place aux jeunes. La politique a besoin de nouveaux visages qui doivent incarner de nouveaux enthousiasmes, de nouveaux espoirs", a lâché Laurette Onkelinx, laissant aux commentateurs le soin d’imaginer à qui ce message était destiné.

Autour d’Elio Di Rupo, en quelques mois, tout a bougé. Sauf lui. Paul Magnette s’est replié sur Charleroi, Willy Demeyer sur Liège, Laurette Onkelinx vient de se sacrifier, Yvan Mayeur n’est plus sur la carte de la politique, les barons liégeois ont été décimés… Le parti, éjecté du pouvoir en Wallonie, accablé par les scandales, s’enfonce dans les sondages, meurtri par le PTB qui lui croque quelques pourcentages à chaque baromètre.