Trois candidatures bien déposées à Ecolo

Rédaction en ligne avec V.R. Publié le - Mis à jour le

Politique belge Des noms circulaient depuis un bon moment déjà, et ils se sont confirmés. Il y a donc bien trois candidatures à la coprésidence d’Ecolo.

1. Olivier Deleuze et Emily Hoyos

Olivier Deleuze est chef du groupe des verts à la Chambre. Emily Hoyos est présidente du Parlement wallon. Ils passent assez souvent dans les médias, ils sont connus. Et ils sont en phase avec la direction actuelle du parti - ce qui suppose une certaine continuité. Ce serait le ticket rêvé par l’appareil.

2. Muriel Gerkens et Benoît Hellings

La Liégeoise première est députée depuis 1999 et ancienne cheffe du groupe Ecolo. Le second, bruxellois, une jeune pousse moins connue du grand public, a été brièvement sénateur et est actuellement président du Port de Bruxelles. Leur candidature se présenterait comme une alternative douce à un éventuel ticket Deleuze-Hoyos.

3. Bernard Wesphael et ?

Le député wallon Bernard Wesphael a bien déposé sa candidature. Sa colistière serait une Bruxelloise travaillant à la Commission européenne. Ce duo, qualifié d'altermondialisme ou d'ancré plus à gauche, serait assez nettement en rupture avec la période "Javaux". Pour preuve, l’ancien sénateur Josy Dubié a dit qu’il pourrait se remettre au service du parti s’il était présidé par Bernard Wesphael. Ce dernier disait cependant, vendredi soir, qu’il réfléchissait toujours à déposer sa candidature. Peut-être devait-il encore convaincre une femme originaire de Bruxelles - puisque lui est un homme résidant en Wallonie - de former un tandem avec lui.

La difficile succession

Toutes les précautions avaient été prises pour éviter les dérapages dans le processus de désignation des nouveaux coprésidents du parti. Les éventuels candidats avaient gentiment été priés de fuir la presse jusqu’à l’heure de la clôture, dimanche 8/1 à minuit. Et ne pas se découvrir publiquement avant leur présentation, lundi, devant le bureau politique du parti.

Pour rappel, Jean-Michel Javaux avait annoncé le 19 décembre qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat de coprésident. Il laisse ainsi la voie libre à un nouveau chef de file. Et plonge aussi Ecolo dans une sorte d’angoisse C’est que Jean-Michel a rendu aux verts des couleurs après les déconvenues électorales de 2003 et 2004. Il les a aussi replacés dans les majorités régionales et communautaires. Sous sa coprésidence, Ecolo a perdu son côté brouillon et imprévisible. Mais il a gagné en stabilité et en crédibilité. Ce n’est pas rien.

C’est sûr. Jean-Michel Javaux ne sera pas facile à remplacer. On a beau chercher dans les rangs d’Ecolo, on trouve quand même peu de gens qui, comme lui, passent aussi bien auprès d’un public large, pas forcément initié à la vulgate écologiste. Au sein de l’appareil, on s’est fait à l’idée qu’il n’y aura pas un remplacement "poste par poste". Le style Javaux est sans doute inimitable. Mais on mise au moins sur l’intronisation d’une équipe de coprésidents capables de s’imposer dans l’espace public et d’y faire des voix.

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