Politique belge

"Mieux gouverner notre pays" : c’est sous cette tête de chapitre, le 30e d’un programme qui en compte 33, que l’on trouve les vues institutionnelles du parti socialiste. Il s’y dit "prêt à discuter de réformes qui visent à stabiliser le pays et établir un fédéralisme de prospérité". Celui-ci doit s’organiser sur un double socle : un Etat fédéral "garant des droits et libertés de chacun" ainsi que des outils de régulation et redistribution, notamment à travers la solidarité interpersonnelle ; une autonomie et des responsabilités accrues pour les Régions. Ce fédéralisme de prospérité suppose aussi le renforcement de la Région bruxelloise, sur pied d’égalité avec les deux autres. Ici le PS demande, notamment, un financement "juste et adéquat" des coûts et charges qu’engendre le rôle de capitale et de poumon économique ; la prise en compte de la démographie par un financement fédéral temporaire dédié à la création d’écoles ; la simplification des institutions. Quant au respect des minorités linguistiques, il est question entre autres de renforcer les droits des francophones de la périphérie et des Fourons, de nommer les bourgmestres démocratiquement élus, de ratifier la convention-cadre.