Van Rompuy, "européen le jour, nationaliste flamingant la nuit"

Belga Publié le - Mis à jour le

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Politique belge

Les partis francophones associés à l'accord institutionnel sont en train de perdre la course avec les séparatistes et les confédéralistes. Ils ont sacrifié les intérêts fondamentaux des francophones en périphérie, à Bruxelles et en Wallonie, au point de mettre leur prospérité en danger, a affirmé dimanche le président des FDF Olivier Maingain, lors d'un rassemblement élecoral de son parti.

"Le manque de lucidité et de courage de la majorité institutionnelle incluant les Ecolos a scellé des accords dont Kris Peeters et Wouter Beke disent déjà qu'ils sont dépassés et qu'il faut préparer l'étape suivante de la réforme institutionnelle", a ajouté Olivier Maingain devant 400 militants réunis en rangs serrés au centre cuturel de Woluwe-Saint-Pierre.

Se disant fier de l'autonomie reprise par les FDF, il a souligné qu'à son exception, tous les partis francophones s'étaient engagés "ont déroulé le tapis jaune et noir sous les pas de la N-VA".

Son discours a par ailleurs été marqué par une lourde charge à l'égard du président du Conseil européen, Herman Van Rompuy "peut-être européen le jour, mais un nationaliste flamingant la nuit et plus encore la week-end lorsqu'il roule aux côtés des TAK, VMO, Vlaams Belang et N-VA au Gordel".

"Et que dire de Mme Van Rompuy lorsqu'elle accueille sur sa liste à Rhode-Saint-Genèse, des candidats aux propos haineux et puants, venant des rangs les plus extrémistes flamingants", a-t-il insisté.

"L'incapacité des francophones à adopter une stratégie est leur principal ennemi"

Les partis francophones ne doivent pas rechercher leur ennemi dans la N-VA mais dans leur propre incapacité d'adopter une stratégie pour les Wallons et les Bruxellois, a affirmé le chef de file des FDF Didier Gosuin.

"Je pourrais vous dire comme Verhofstadt que la N-VA, c'est l'extrême droite...Mais notre ennemi, ce n'est pas cela, c'est notre incapacité de faire la bonne analyse de la situation des francophones et d'avoir une stratégie", a-t-il lancé. Pour Didier Gosuin, la fédération Wallonie-Bruxelles ne sera qu'une abstraction "tant que nous ne serons pas capables d'analyser nos faiblesses et d'agir en conséquence". Le véritable échec de la fédération Wallonie-Bruxelles c'est le taux de chômage passé, à Bruxelles, de 17,4% en 2010 à plus de 20% en 2012, et à près de 40% chez les jeunes. Pour lui, les partis de l'olivier (PS-Ecolo-cdH) ont connaissance de ces statistiques, mais ne se rendent pas compte que le défi numéro un est l'investissement dans le lien entre le capital humain et le monde économique en passant par un décloisonnement des institutions sur le plan budgétaire. Au passage, Didier Gosuin a égratigné le gouvernement bruxellois et en particulier les écologistes, coupables selon lui de n'avoir pas pris les mesures nécessaires pour endiguer la pollution croissante à Bruxelles. Par ailleurs, la congestion automobile reste une réalité et un constat fait par le gouvernement Picqué il y a trois ans déjà. "Et que fait-il? Rien. En deux ans, le métro vers le nord pour 2018, a pris 5 ans de retard. C'est le fruit du refus de changer les choses de l'olivier", a-t-il encore dit.

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