Politique belge

Le CDH de Liège, auquel les sondages ne promettent pas vraiment la félicité, est-il en train de se payer le luxe d’une crise interne ? 

Les GSM et les boîtes à mails chauffent en tout cas depuis que le député wallon et conseiller communal Benoît Drèze s’est répandu dans différents médias pour exiger une des trois premières places sur la liste du parti aux prochaines élections communales.

En réalité, celui qui fait aussi profession d’entrepreneur social n’a toujours pas digéré d’avoir été, il y a six ans, supplanté par l’échevin André Schroyen alors qu’il avait fait davantage de voix que lui (2 452 en quatrième position contre 1 768 en troisième). Sur le prochain scrutin, les comitards s’étaient déjà déchirés à la fin de l’année dernière, s’accordant uniquement pour mettre en dernière place Alda Greoli (qui souhaite rester ministre). Dans ce contexte, la sortie drézienne est d’autant moins appréciée qu’elle enfreint, aux dires du président des humanistes liégeois Serge Carabin sur RTC Télé Liège, un code de déontologie par lequel les membres se sont engagés à "ne pas s’exprimer dans la presse à propos de leur propre candidature".