Politique belge

La FGTB plaide en ce sens. Les autres syndicats doivent encore se pencher sur la question.

Le 2 octobre prochain la FGTB et la CSC avaient convenu de mener des actions décentralisées pour contester les projets du gouvernement fédéral relatifs au système de pension (pensions à point, métiers pénibles, etc.).

Profitant manifestement du préavis déjà déposé et qui couvre la journée du 2 octobre, le patron de la FGTB aimerait en faire un jour de grève générale.

C’est du moins ce que Robert Vertenueil, le président du syndicat socialiste a déclaré, lundi matin, au "Soir". Le patron de la FGTB proposera aux instances de son syndicat - qui doivent se réunir la semaine prochaine - de mener une grève générale contre le "jobs deal", négocié et présenté en juillet par le gouvernement Michel (MR, N-VA, Open VLD et CD&V).

Plusieurs mesures décidées au cœur de l’été sont jugées inadmissibles par le syndicat socialiste. Ce dernier évoque ainsi la fin des barèmes liés à l’ancienneté au profit d’un critère de productivité du travailleur pour la fixation des salaires, notamment. Sont également pointées du doigt, la dégressivité accélérée des allocations de chômage ou encore la limitation du crédit temps pour les aménagements des fins de carrière. Pour le président de la FGTB, le gouvernement fédéral continue d’appliquer avec ces nouvelles mesures "le mémorandum de la Feb", soit les positions patronales exclusivement. Et ce, sans concertation, précise Vertenueil.

C’est au mois de septembre devant les 200 représentants du comité fédéral que la décision définitive tombera pour ce qui concerne la FGTB. Mais Robert Vertenueil annonce qu’il plaidera pour une grève générale. Une proposition qu’il a également soumise lors de la réunion du bureau du syndicat qui s’est tenue lundi à Bruxelles.

Une réunion du bureau

Le syndicat socialiste préfèrerait, bien évidemment, mener cette grève générale en front commun et associer dans la bataille, ses homologues de la CSC et de la CGSLB. Le syndicat chrétien n’a pour l’instant prévu aucune réunion d’urgence pour discuter de cette éventualité. "Le bureau se réunira le 11 septembre. Il n’est pas dit qu’il n’y aura pas avant cette date quelques discussions informelles mais pour l’instant nous ne pouvons rien en dire de plus", explique Marc Becker, le secrétaire national en charge de la branche wallonne de l’organisation. Du côté de la CGSLB (syndicat libéral), on ne s’est pas encore prononcé non plus.

La FGTB n’a pas réagi plus virilement au mois de juillet parce que le "jobs deal" négocié par le gouvernement fédéral est tombé pendant une période de vacances, durant laquelle il est toujours plus difficile de mobiliser les travailleurs.

Jusqu’à présent, les mobilisations syndicales pourtant importantes qui ont émaillé la vie du gouvernement Michel depuis son installation en octobre 2014 n’ont jamais fait reculer les réformes mises en place. La grève du 2 octobre aura lieu douze jours avant les élections communales et quelques mois avant un scrutin législatif important (mai 2019) qui verra l’actuel gouvernement défendre son bilan face à l’électeur.