Politique belge Depuis que le scandale du Samusocial l'a poussé à démissionner de son poste de bourgmestre de la Ville de Bruxelles et d'administrateur de l'intercommunale Vivaqua, Yvan Mayeur avait complètement disparu de l'actualité.

Qu'a-t-il fait depuis juin? La RTBF a découvert qu'il avait passé un petit temps dans sa seconde résidence en France avant de se relancer dans la vie active. Début février, il a en effet créé sa société de consultance, conseil, analyse, étude, recherche. Son nom? Cairn Conseils sprl.

L'ex-bourgmestre de Bruxelles détient 90% des parts, son fils 10%.

L'affaire du Samusocial n'est pas derrière lui

Même si Yvan Mayeur a disparu des radars, la commission d'enquête continue son analyse de la gestion du Samusocial. Il y a quelques jours, le bureau de cette commission a publié un rapport dans lequel il pointe la gestion lacunaire de l'asbl qui aidait les sans-abri de Bruxelles. Ce document d'une centaine de pages met également en avant les conflits d'intérêt d'Yvan Mayeur et de Pascale Peraïta alors respectivement bourgmestre de Bruxelles et présidente du CPAS de la Ville.

La commission d'enquête souhaite également que Pascale Peraïta et Yvan Mayeur remboursent les jetons de présence indûment perçus (346.360 euros en tout) par les membres du bureau et les administrateurs. L'ex-directrice Pascale Peraïta en a perçu pour 113.400 euros et Yvan Mayeur, 112.980 euros. Yvan Mayeur avait toutefois prévenu lors de son audition en juillet dernier qu'il ne rembourserait pas les sommes touchées. "J'ai travaillé. Je prendrai des dispositions à titre privé mais je ne ferai pas quelque chose qui laisse croire que j'ai touché de façon indue. Je n'ai jamais touché cet argent indûment. J'ai travaillé dur en respectant des règles légales".

Le bureau de la commission d'enquête est bien décidé à utiliser "toutes les voies de droit" pour récupérer ces montants, avait pour sa part expliqué Benoit Cerexhe. Contacté, Yvan Mayeur n'avait pas souhaité faire de commentaires. "Je souhaiterais avant tout savoir si la commission a pris en compte mon audition de cinq heures avant de me livrer à des commentaires".