Politique belge

Tous les résultats sont publiés sur notre page élections disponible en cliquant ici.

Le PS obtient 25 sièges à la Chambre, 1 de moins qu'en 2010, alors que le MR en enlève 18, soit le même nombre qu'il y a quatre ans, après le dépouillement de 98,57% des bureaux de vote. Au-delà de cette évolution, la répartition des sièges évolue pour le cdH qui perdait encore un siège lundi matin. Or, il conserve ses 9 sièges.

La N-VA (33) devance le PS (24). Le MR (19) en a autant que le CD&V (18). Suivent l'Open Vld (14), le sp.a (13), le cdH (9), Groen (6), Ecolo (6), le Vlaams belang (3), le PTB-GO! (2), le FDF (2) et le parti populaire (1). La famille socialiste est la première famille politique du pays avec 37 sièges. Elle devance la N-VA (33) et la famille libérale (33).

Bart De Wever: "Nous sommes prêts à prendre l'initiative"

Les résultats au nord du pays ont évidemment suscité l'enthousiasme de Bart De Wever, le président de la N-VA. "Nous sommes de loin le plus grand parti du pays", a-t-il lancé à ses militants peu avant 20h. "Nous ne voulons pas d'une longue crise politique. Nous voulons le plus rapidement possible nous asseoir autour de la table pour créer une coalition logique pour la Flandre. Mais nous devons également veiller à sauvegarder les intérêts de la Flandre au niveau fédéral. A ce niveau, la situation est devenue encore plus complexe. [...] Nous sommes prêts à prendre l'initiative pour voir ce qui est possible." Le leader de la N-VA en a profité pour faire le constat d'un "fossé" plus profond que jamais entre "deux démocraties, francophones et flamandes".

A titre personnel, Bart De Wever récolte 306.000 voix de préférence. Sa liste frôle les 40% à Anvers.

Le CD&V est en légère progression, mais il ne dépasserait les 20% que dans le seul Limbourg, fief du président des chrétiens démocrates flamands Wouter Beke. Groen semble par ailleurs confirmer la poussée de sève annoncée par les récents sondages. Les écologistes flamands progressent partout, mais sans dépasser la barre des 10 pc, sauf dans le Brabant flamand.

Maggie De Block permet aux libéraux flamands de progresser de 6,6 points en Brabant flamand où l'Open-Vld réalise 21%, de loin son meilleur score. Grand perdant de la soirée: le Vlaams Belang. A Anvers, son leader, Filip Dewinter, recule de 9,8 points pour atteindre 6,3% des voix seulement. La LDD (pour "Libertair, Direct, Democratisch") de Jean-Marie Dedecker n'aura pas d'élu. Cette chute du Vlaams Belang a valu à Bart De Wever les félicitations de Guy Verhofstadt. "J'ai essayé en mon temps d'éliminer le Vlaams Belang, mais je n'y suis jamais parvenu. c'est pourquoi je dois féliciter Bart de Wever". Ainsi a réagi l'ancien Premier ministre belge et candidat libéral à la présidence de la Commission

Le PS en forte baisse dans la "ceinture rouge" liégeoise au profit du PTB-Go!

La "ceinture rouge" liégeoise, où le PS tournait autour des 50% en 2010 à la Chambre, sera un peu moins socialiste. Tant à Seraing, Herstal, Saint-Nicolas et Grâce-Hollogne, le PS enregistre de lourdes baisses, tout en restant de loin le premier parti. Le PTB-Go ! progresse fortement. À la Chambre, le Parti socialiste liégeois perd 13% à Herstal, 10,21% à Seraing, 11,80% à Saint-Nicolas et 11,13% à Grâce-Hollogne. Au Parlement Wallon, même baisse importante : -13,18% à Herstal, -7,25% à Seraing, -11,25% à Saint-Nicolas et -9,32% à Grâce-Hollogne. Malgré cette chute dans la "ceinture rouge" liégeoise, le PS conserve tout de même globalement plus de 30%.

Cette diminution s'accompagne dans ces quatre cantons d'une importante progression du PTB, qui dépasse les 10% et qui atteint même 21% à Herstal. Dimanche, la tête de liste socialiste à la Chambre Willy Demeyer affirmait que la baisse du PS s'était faite au profit du PTB. Frédéric Daerden, dernier à la Chambre, préfère attendre l'ensemble des résultats liégeois pour se prononcer.

PS et MR prennent 5 sièges dans la circonscription de Bruxelles

Le PS arrive en tête dans la circonscription de Bruxelles pour la Chambre, emportant 5 sièges comme le MR, après les dépouillements dans 710 des 763 bureaux électoraux. Le FDF, troisième parti, prend 2 sièges à l'instar d'Ecolo. Le cdH recueille le dernier siège de la circonscription. Comme pressenti, les partis néerlandophones ne prennent pas de siège.

Ce résultat est difficilement comparable avec celui de 2010. Depuis lors, l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde a été scindé. Par ailleurs, les FDF constituaient à l'époque une composante du MR.

Au cdH, la ministre bruxelloise sortante Céline Fremault, qui se présentait à la Chambre, n'est pas réélue, selon ces résultats partiels. En 2010, dans l'arrondissement de BHV, le cdH disposait de 2 sièges. Le MR-FDF comptait alors 5 sièges, devançant le PS (4), le cdH (2) et Ecolo (2).

Elio Di Rupo salue les scores des partis du gouvernement fédéral sortant

Le Premier ministre Elio Di Rupo a salué dimanche soir les résultats obtenus par "les partis politiques du gouvernement fédéral sortant", faisant fi de la victoire retentissante de la N-VA dont il a semblé relativiser le succès en soulignant que "le nombre de députés indépendantistes est en recul au parlement fédéral, une première depuis plus de dix ans". Rappelant que "le PS a toujours pris et continuera à prendre ses responsabilités" pour la "stabilité" du pays, le chef du gouvernement sortant a fait observer qu'il appartenait dorénavant "au roi d'entreprendre les consultations nécessaires".

M. Di Rupo a indiqué à l'instar du président faisant fonction du PS, Paul Magnette, que "la famille socialiste, PS et sp.a, resterait la première famille politique du pays".

Le chef de file a ajouté que le PS restait "largement" premier parti de Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles après les élections alors que selon les derniers résultats il est au coude à coude pour le leadership à Bruxelles.

Magnette: "La famille socialiste reste la première famille du pays"

La famille socialiste, c'est-à-dire le PS et le sp.a, reste la première famille politique du pays, a clamé dimanche le président du PS, Paul Magnette, au siège de son parti devant les militants. "La famille socialiste reste la première famille politique. C'est un gage de stabilité pour le pays", a lancé M. Magnette. Selon les premiers résultats, le PS demeure le premier parti en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles, et est au coude-à-coude à Bruxelles avec le MR.

Commentant les résultats en Flandre, le président des socialistes francophones a reconnu les "fortes avancées" de la N-VA mais en a toutefois relativisé un aspect. Ces gains se sont fait aux dépens de l'extrême-droite du Vlaams Belang et de la LDD, a-t-il fait remarquer. Et d'ajouter: "les partis séparatistes accusent un certain recul". Quant aux partis de la coalition fédérale, soit ils sont stables, soit ils sont en progrès, a-t-il noté.

Le président du PS n'a pas fait de commentaire sur la suite des opérations et la formation des coalitions, tant dans les entités fédérées qu'à l'échelon fédéral.

Le PS liégeois en baisse mais "respecte sa feuille de route", selon Demeyer

Le PS liégeois a "respecté sa feuille de route" malgré un score en baisse et devrait envoyer six députés à la Chambre, a indiqué dimanche soir le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, tout en attendant que cette première analyse soit confirmée avec l'évolution des résultats. Il estime que le maintien du PS durant une période de crise est un "fait unique en Europe". Dans la circonscription de Liège pour la Chambre, alors qu'un peu plus de la moitié des bureaux de vote sont dépouillés, le PS perd 5,8% et descend sous la barre des 30% (29,81%). Même baisse dans le canton de Liège (-6,8%), malgré le fait que M. Demeyer occupait la première position de la liste socialiste.

Il ne considère toutefois pas ces résultats comme un échec, "même si je préfèrerais que cela soit l'inverse", a-t-il commenté à l'agence BELGA. "Notre feuille de route au niveau du nombre de sièges semble être remplie, puisque nous devrions avoir les six sièges que nous visions", a-t-il ajouté.

M. Demeyer constate que les voix perdues par le PS ont été gagnées par le PTB. "À Liège, deux circonstances expliquent cela: la crise sidérurgique et la présence du chef de file. Rien ne nous est épargné: après Didier Reynders, il y a Raoul Hedebouw", a-t-il dit.

"Le PS reste le premier parti malgré le fait d'avoir assumé ses responsabilités au gouvernement. Le maintien après une gestion d'une période de crise reste un fait unique en Europe", a-t-il poursuivi.

Quant à la progression du MR à Liège, M. Demeyer juge qu'elle est "moins bonne que ce que les libéraux l'espéraient" et que ceux-ci "ne tirent pas tout le bénéfice qu'ils espéraient après une législature dans l'opposition".

Charles Michel (MR) savoure "l'une des plus belles soirées électorales"

président du Mouvement réformateur (MR) Charles Michel a savouré dimanche soir "l'une des plus belles soirées électorales", alors que son parti est "le seul qui progresse partout", malgré la séparation avec le FDF durant la crise gouvernementale à l'automne 2011.

Coïncidence ou non, le président des libéraux a pris la parole au même moment que le président des FDF, Olivier Maingain. "Alors que les autres formations politiques francophones sont en net recul, nous sommes le seul parti francophone qui progresse partout", s'est réjoui Charles Michel. "Malgré le départ du FDF et notre prise de responsabilités, nous sommes au coude-à-coude" avec le PS pour prendre le leadership un peu partout.

Charles Michel a promis d'être "toujours du côté des solutions", des solutions essentiellement économiques et sociales, a-t-il souligné, sur fond de "on a gagné! " clamé par les militants.

Le cdH dépasse les 50% dans le canton de Bastogne, fief de Benoît Lutgen

Le cdH arrive en tête loin devant les autres partis dans le canton de Bastogne, fief de son président Benoît Lutgen, qui emmenait la liste à la Chambre, pour obtenir un score de 51,19%. La formation humaniste y augmente encore son score de 6,05% par rapport à 2010, au détriment des autres partis. Le MR obtient dans ce canton 24,81% (-5,11%) suivi par le PS avec 9,42% (-2,70%) et 4,83% (-2,40%) pour Ecolo.

Le MR accroît sa domination en Brabant wallon

Le MR a accru dimanche sa position dominante en Brabant wallon, selon les résultats complets. Les Réformateurs avec 40,75% des voix (+4,95%) ont décroché trois sièges, au lieu de deux actuellement. Le président Charles Michel (34.101 voix), tête de liste, est réélu, suivi de la bourgmestre de Grez-Doiceau et députée wallonne sortante, Sybille de Coster (12.002), et du bourgmestre de Villers-la-Ville, Emmanuel Burton (6.403). Le PS se classe à la deuxième place avec 21,41% (-1,07%). Le président de la Chambre, André Flahaut (19.698 voix), conserve son siège.

Ecolo arrive troisième avec 11,40% mais en baisse de 4,93%. Le député wallon Marcel Cheron fera son retour à la Chambre, où il avait été élu en 1991.

Au coude-à-coude avec Ecolo, le cdH emmené par Cédric du Monceau est à nouveau en baisse avec 10,98% (-1,92%). Il n'est pas parvenu à récupérer son siège perdu en 2010 mais l'écart est ténu avec les Verts.

Le PP avec 3,98% (-1,06%) perd le siège qu'il avait pris au cdH en 2010 grâce à l'apparentement avec Bruxelles. Ce siège était occupé par Laurent Louis qui a depuis lors quitté le parti et s'est présenté en Hainaut.

Vande Lanotte: "Le gouvernement Di Rupo perd en Wallonie mais gagne en Flandre"

"C'est un élément remarquable: le gouvernement Di Rupo perd en Wallonie mais gagne un siège en Flandre". Le vice-Premier socialiste flamand Johan Vande Lanotte (sp.a) a commenté en ces mots dimanche soir le résultat des élections, notant que les partis flamands de la majorité papillon jouissent désormais d'une majorité flamande à la Chambre, a-t-il commenté à la VRT.

Si le sp.a perd un strapontin, le CD&V et l'Open Vld en gagnent un chacun. A trois, sp.a, CD&V et Open Vld disposeraient ainsi de 44 sièges à la Chambre où l'on dénombrait 88 élus flamands dans l'assemblée sortante. La N-VA n'a cessé au cours de la dernière législature de critiquer l'absence de majorité flamande à la Chambre. Selon M. Vande Lanotte, au vu des résultats, plusieurs majorités sont à présent possibles. "Ca va encore être passionnant...", a-t-il prédit.

Percée du PTB: "Un vote protestataire" pour Jean-Claude Marcourt

A Liège, le PS prendrait la tête avec 30,5%, devant le MR et ses 20,7% selon des premiers résultats. La troisième place est occupée par Ecolo (12,5%). Le PTB, avec 11%, devance le cdH (10,6%). Le PP fait 3,8%.

La tête de liste PS au parlement wallon à Liège, Jean-Claude Marcourt, a souligné le vote "protestataire" dont bénéficie selon lui le PTB-Go, l'attribuant à la pire crise économique que le sud du pays ait connu dans l'après-guerre. "Cela nous coûte, mais aussi à un autre parti", a-t-il commenté au micro de la RTBF, visant ainsi Ecolo. Au fédéral, le vice-président sortant du gouvernement wallon se réjouit de la "chute libre" du Vlaams Belang, et observe que la N-VA semble gagner des voix sur l'extrême-droite, mais pas sur les autres partis du gouvernement sortant. "C'est important dans la perspective de la formation de majorités, a-t-il commenté. "Le parti de l'opposition n'a pas gagné", a-t-il fait remarquer sur RTL-TVi, en faisant allusion au MR.

Le ministre wallon de l'Economie n'a pas voulu s'avancer sur la formation d'une majorité même s'il n'a pas paru favorable à une alliance avec le MR. "Maintenir la droite dans l'opposition me ferait plaisir", a-t-il ajouté. La tête de liste du PTB-Go! à la Chambre, Raoul Hedebouw, a pour sa part réfuté le qualificatif de protestataire, parlant lui de véritable vote d'adhésion au bénéfice d'une gauche "qui refuse de faire payer l'austérité aux travailleurs".