Voici notre dernier sondage avant les élections

Laurent Gérard Publié le - Mis à jour le

Politique belge

A quelques jours des élections, un sondage Dedicated pointe un recul d’Ecolo en Wallonie et du CDH à Bruxelles. Le PTB-GO et le FDF en progrès.


Ecolo, en recul, est talonné par le PTB-GO!

La domination du Parti socialiste en Wallonie n’est toujours pas remise en question. Le PS a beau reculer de quelques dixièmes de points par rapport aux intentions exprimées dans notre dernier sondage, son avance sur le MR, lui aussi en légère perte, ne faiblit pas. Si cette photographie des intentions de vote se confirme le 25 mai, les socialistes seront en position confortable pour débuter les négociations post-électorales à la Région wallonne.

Les évolutions les plus marquantes sont à chercher ailleurs. Le chassé-croisé entre le CDH et Ecolo, en lutte permanente pour la place de troisième parti wallon, tourne cette fois à l’avantage des humanistes, qui gagnent 2,2 %. Le CDH est le seul parti traditionnel à progresser. Ecolo, en recul de 1,6 % à 9,4 %, est même talonné par le PTB-GO! (qui progresse encore, à 8,5 %). Les verts ne doivent cependant pas trop craindre pour leur 5e place. En effet, parmi les indécis, qui sont encore près de 22 % à quelques jours du scrutin, seuls 13 % envisagent de donner leur voix au PTB-fGO!. Les partis traditionnels ont eux, parmi les hésitants, une plus grande réserve d’électeurs potentiels : 24 % pour Ecolo, 25 % pour le CDH, 30 % pour le PS et 31 % pour le MR.


Le CDH, victime d’un trou d’air; le FDF s’envole

Avec 21 % des intentions de vote à son actif, le Mouvement réformateur confirme sa place de parti préféré dans les dix-neuf communes bruxelloises. Le PS, en progrès lui aussi par rapport à avril dernier, réduit son retard sur le MR et reste, de loin, le second parti de la capitale. Mais la plus belle progression est à mettre à l’actif du FDF, qui revient à son niveau de 2013 et reprend la place de 3e parti bruxellois, ce qui constitue son objectif pour le 25 mai.

Le seul parti traditionnel francophone à chuter est le CDH. Et encore, légèrement (-0,7%). Un recul que l’on serait tenté de mettre sur le compte de l’hypersensible dossier du survol de Bruxelles, géré tant bien que mal par le secrétaire d’Etat humaniste Wathelet. Ecolo, pour sa part, est en léger progrès, de même que le PTB-GO!. Comme en Wallonie, on notera que la part des indécis parmi les sondés reste importante à l’approche du 25 mai : 16,8 %. Ces hésitants devraient, ici aussi, constituer un réservoir de voix davantage pour les grands que pour les petits partis, puisque 48 % déclarent qu’ils pourraient voter MR, 42 % PS, 29 % Ecolo, 28 % CDH et 21 % FDF, contre 11 % au PP et 5 % au PTB-GO!.

Du côté des partis flamands, l’Open VLD reste en tête, à 3,5 %.





Les jeunes ne sont pas conscients de l’importance de la politique

Les sondés étaient également interrogés sur les jeunes et la politique. Il leur était demandé s’ils estimaient que les moins de 21 ans étaient bien conscientisés et formés à l’importance de la politique. La réponse est claire et nette. A Bruxelles comme en Wallonie, c’est non à près de 80 %. Pour 45 % des personnes interrogées, la réponse est "plutôt mal". Pour 35 % d’entre eux, c’est "pas du tout/très mal".

Il faut donc des cours de civisme à l’école

Que faut-il faire justement pour conscientiser les jeunes à la politique ? Pour 31 % des sondés, il faut imposer à l’école des cours de civisme ou de bonne citoyenneté. Pour 21 % d’entre eux, il faut mettre les thèmes concernant les jeunes au centre de la campagne électorale. 19 % pensent qu’il faut imposer dans les écoles un cours d’éducation politique. Score identique pour l’organisation de débats politiques au sein des écoles. A noter que seuls 2 % préconisent d’abaisser l’âge du vote obligatoire de 18 à 16 ans. Ce qui rejoint les résultats d’un précédent sondage, où une immense majorité s’opposait à cette proposition.

Le vote, électronique ou sur papier ?

Quel est le mode de scrutin préféré des sondés ? A cette réponse, Bruxellois et Wallons apportent une réponse différente. Dans la capitale, où le vote électronique est généralisé, une majorité (58 %) préfère voter sur ordinateur. Seuls 14 % plébiscitent le papier, tandis que pour 23 %, peu importe la méthode. En Wallonie, où le vote électronique est plus rare, les réponses sont plus mitigées : 24 % pour le vote électronique, 35 % pour le papier et 32 % pour l’un ou l’autre.

Les sondages ? Ça ne m’intéresse pas !

Sept sondés sur dix ne s’intéressent pas ou que très peu aux sondages préélectoraux : 29 % ne les lisent pas du tout; 36 % d’assez loin/superficiellement et 4 % n’ont même pas remarqué les sondages sur les intentions de vote dans les médias. Par contre, 23 % les lisent assez attentivement et 6 % très attentivement.

Les sondages ? Ça ne m’influence pas !

Diriez-vous que la lecture des sondages sur les intentions influence votre vote ? Pour 69 % des sondés (62 % à Bruxelles et 71 % en Wallonie), la réponse est "pas du tout". Pour 21 %, il y a peu d’influence. Pour 7 %, assez bien d’influence et 2 %, une très forte influence.L. G.

Laurent Gérard

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