Wouter Beke à Didier Reynders: "Un ministre ferme sa gueule ou démissionne"

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"Patrick Dewael a un jour dit: 'Un ministre ferme sa gueule ou démissionne' (en français dans le texte, ndlr)", a réagi dimanche le président du CD&V Wouter Beke, dans l'émission De Zevende Dag, aux déclarations de Didier Reynders sur ses successeurs comme ministre des Finances. L'actuel ministre des Affaires étrangères a été ministre des Finances pendant douze ans et ne s'est pas montré très impressionné la semaine dernière par ses successeurs à la fonction, Steven Vanackere et Koen Geens (tous deux CD&V). "En tant que ministre des Finances, j'ai entendu pendant des années que le poste devait revenir à un Flamand. Nous sommes aujourd'hui au second ministre des Finances CD&V et il n'y a jamais eu autant de discussions sur la taxation des voitures de société, sur des hausses d'impôt sur l'épargne, etc.", avait-il dit.

"Reynders est frustré de ne plus être ministre des Finances mais, dans une démocratie, on ne nomme pas éternellement des gens à des postes ministériels", a réagi Wouter Beke dimanche à la VRT. "Nous avons des ministres qui ont réalisé ce que les précédents n'ont pas fait, c'est-à-dire placer les banques sous contrôle beaucoup plus strict. Didier Reynders a eu douze ans pour le faire."

"Un ministre doit fermer sa gueule ou démissionner. Didier Reynders a approuvé tous ces impôts soi-disant vexatoires. Qu'il suive donc le conseil de Patrick Dewael (et, avant lui, de l'homme politique français Jean-Pierre Chevènement, ndlr)."

Didier Reynders a réagi un peu plus tard dans une interview séparée: "J'ai toujours essayé de diminuer les impôts, pour les personnes et les sociétés, et pourtant j'ai toujours lu et entendu tellement de critiques sur mon travail".

Le ministre libéral minimise l'importance des déclarations sur le CD&V dans son nouveau livre. "Il comporte peut-être quelques phrases sur le CD&V mais il aborde aussi tellement d'autres sujets, avec des avis positifs. Je considérais Guy Verhofstadt comme le meilleur Premier ministre et, désormais, comme notre meilleur candidat à une haute fonction européenne. J'espère que tous les partis le soutiendront."

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