Politique belge

A l'occasion de l'ouverture de la fête de l'Iris, la fleur-symbole de la Région bruxelloise, la co-présidente d'Ecolo Zakia Khattabi a plaidé samedi pour une simplification du modèle institutionnel bruxellois, à ses yeux trop désincarné par rapport aux attentes de la population. Pour elle, il faut en effet se contenter d'une seule assemblée parlementaire et d'un seul gouvernement "pour gérer ce qui concerne directement et exclusivement les Bruxellois".

Les institutions actuelles (ndlr: une Région et trois institutions communautaires dotées, chacune, de parlements-assemblées et exécutifs propres) résultent de compromis et d'un effort de longue haleine des pères-fondateurs de la Région-capitale, reconnait Zakia Khattabi. Mais elles ne sont pas comprises par les citoyens qui ne s'y identifient pas, constate-t-elle. "Comment comprendre des politiques différenciées sur un même territoire en matière de petite enfance, de jeunesse, de santé, de politique sociale ou encore de formation professionnelle? ", s'est-elle interrogée dans une carte blanche diffusée avant l'ouverture de la séance académique de la fête de la Région bruxelloise. 

A ses yeux, ce qui a permis à la Région d'advenir est précisément ce qui "l'étouffe" 30 ans plus tard. "Les écologistes estiment que les institutions ne sont qu'un outil au service d'un projet et c'est moins de leur avenir qu'il faut aujourd'hui s'inquiéter que de leur (in)capacité à servir une vision de la ville et répondre à des besoins concrets. 

Cela pose un problème démocratique et d'éloignement entre citoyens et politiques", a commenté la co-présidente des Verts à ce propos. Zakia Khattabi a enfin appelé à la mobilisation de la nouvelle génération à faire évoluer la Région vers la reconnaissance de la diversité des identités de la population, loin d'une appartenance communautaire exclusive dans le cadre d'un clivage francophones-néerlandophones.