Sciences - Santé

Malgré les campagnes de prévention et d’information sur les IST, le nombre de cas de syphilis augmente. En Belgique, ils sont passés de 46 en 2002 à 906 cas dépistés en 2015. Une exposition présentant des cires anatomiques se tient à l’ULB.

Pudiquement cachées dans une alcôve derrière de fines tentures blanches et présentées sur fond noir, des cires anatomiques d’un réalisme étonnant nous plongent d’emblée et en 3D dans cette réalité, laide et effrayante, de la syphilis. Sous l’indication “N° 18 – maladie vénérienne”, pour représenter un cas de syphilis primaire, sort brutalement du tableau un morceau de visage, tirant une langue bien peu ragoûtante. Juste à côté, sont exposés deux sexes, l’un féminin et l’autre masculin, tout aussi peu “engageants”. Plus loin, ce sont des fesses maculées de pustules purulentes, des paumes de mains, des plantes de pieds, des torses grandeur nature, qui tous exhibent les éruptions cutanées typiques de cette maladie honteuse sexuellement transmissible, pour la première fois décrite au XVe siècle en Europe.

Tout droit sorties de la collection du Musée de la médecine de l’ULB (campus Erasme), ces deux cires anatomiques du XIXe siècle- parmi une vingtaine d’autres – présentent crûment les manifestations cliniques de cette emblématique maladie vénérienne, thème de la très réussie exposition “Syphilis, la grande simulatrice”, inaugurée jeudi soir en la salle Allende, sur le campus du Solbosch à l’ULB.

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