Sciences - Santé

La perception de la radiothérapie par les Belges est incomplète, comme le montre une étude de la KU Leuven commandée par Bravo, la "Belgian Radiation Oncology Awareness and Visibility Organization". 

La radiologie est négativement connotée et de nombreux Belges confondent radiothérapie (méthode de traitement du cancer) et radiologie (imagerie médicale), indique l'étude présentée vendredi dans un communiqué. L'étude de la KU Leuven, qui a interrogé 750 personnes en Belgique, montre que la radiothérapie est négativement connotée sur le plan de la sécurité. Seuls 28% des personnes interrogées la jugent "sûre". 

Les effets secondaires de la radiothérapie sont souvent confondus avec ceux d'autres traitements (63% des répondants). En outre, plus d'une personne sur trois (35,8%) confond radiothérapie et radiologie. La radiothérapie est par contre perçue comme un traitement non douloureux et innovant.

"L'écart entre perception et réalité démontre la nécessité de poursuivre les efforts pour mieux faire connaître et expliquer ce qu'est exactement la radiothérapie", note Steven Cuypers, co-président de Bravo, dans le communiqué. Informer, c'est l'objectif de l'organisation qui réunit les départements belges de radiothérapie-oncologie et l'industrie médicale.

Pour lutter contre le cancer, plusieurs stratégies existent, utilisées seules ou combinées, note Bravo. Les chances de survie sont de plus en plus importantes et les Belges bénéficient d'un taux élevé de survie aux différentes formes de cancer. 

"Chacun d'entre nous sera dans le courant de sa vie confronté au cancer, soit directement, soit via un parent ou un ami. Dans ce contexte, il est important de bien comprendre les différentes stratégies possibles", explique Geert De Meerleer, également co-président de Bravo.